le 30/12/2013 à 22h37

Baromètre 2013 : Munich plus ultra, Paris tenu, Baup l'éponge, Garde à bout...

Le Bayern Munich et Jupp Heynckes ont impressionné en 2013.
Au sommaire du baromètre Maxifoot de l'année 2013, Munich plus ultra, Paris tenu, Deschamps de bataille, le paradis Blanc et Pogbadaboum constituent les tops. Pour les flops, Baup l'éponge, Garde à bout, Rennes est vilaine, un vrai coup de Mou et Brest in Peace. Découvrez les faits marquants de l'année.

Les tops de l'année

Munich plus ultra

Le Bayern Munich a tout écrasé ou presque sur son passage cette année. Il y a dix jours, il remportait ainsi son cinquième titre en 2013. En dominant en finale le Raja Casablanca 2-0, le club bavarois, grand favori de la compétition, est devenu champion du monde des clubs. Si Franck Ribéry obtient le Ballon d'Or dans quelques jours, le Bayern pourra considérer cette récompense comme son sixième trophée de l'année, lui qui n'a laissé échapper que la Supercoupe d'Allemagne, battu par le Borussia Dortmund (2-4), en 2013. Dirigé par Jupp Heynckes puis par Josep Guardiola, Munich est vraiment ce qui se fait de mieux sur la planète football depuis de longs mois maintenant.

Paris tenu

Après s'être fait coiffer au poteau par Montpellier en 2012, le Paris Saint-Germain a remis les pendules à l'heure en mai dernier. Sacré champion de France pour la troisième fois de son histoire, après les titres de 1986 et 1994, le club de la capitale a prouvé qu'un investissement colossal sur le marché des transferts pouvait amener rapidement au succès, même si les victoires n'ont pas toujours été acquises avec la manière. Champion d'automne quelques mois plus tard, le PSG est bien parti pour conserver son titre en 2014, même si l'AS Monaco et le LOSC sont bien décidés à jouer les trouble-fête jusqu'au bout.

Deschamps de bataille

Ce fut franchement laborieux mais Didier Deschamps y est arrivé. A la tête de l'équipe de France après ses passages réussis à l'AS Monaco, à la Juventus Turin et à l'Olympique de Marseille, l'ex-milieu de terrain a encore réussi des miracles au poste de sélectionneur. Cette fois, le défi était de taille : qualifier l'équipe de France pour la Coupe du monde 2014. Après un match aller des barrages complètement raté et une défaite 2-0 en Ukraine, Deschamps a su remobiliser ses troupes avant le match retour, dernière chance des Tricolores. Résultat, une victoire nette et sans bavure 3-0, synonyme de billet pour le Brésil. «Didier la chance», peut-être, mais «Didier la gagne» surtout.

Le paradis Blanc

On l'a souvent présenté comme le dixième choix de Nasser Al-Khelaïfi et Leonardo l'été dernier lorsqu'il fallu trouver un successeur à Carlo Ancelotti. Mais Laurent Blanc n'aura mis que quelques semaines à convaincre les sceptiques et, surtout, à faire du Paris Saint-Germain une véritable machine de guerre. Leader du championnat à la trêve, premier de son groupe en Ligue des Champions, qualifié pour les quarts de finale de la Coupe de la Ligue, le club de la capitale, en plus de tout écraser ou presque sur son passage, séduit à chacune de ses sorties. Et contrairement à ce qu'on pouvait ressentir parfois la saison dernière, là on a un groupe qui est derrière son entraîneur et surtout heureux de vivre ensemble. Indiscutablement, Blanc a su faire d'une addition de stars une équipe de stars. Chapeau.

Pogbadaboum

C'est véritablement la révélation de cette année 2013. Capitaine de l'équipe de France championne du monde des moins de 20 ans, élu meilleur joueur de la compétition, Paul Pogba s'est depuis imposé chez les grands et semble être déjà devenu indispensable aux yeux de Didier Deschamps. Et avec la Juventus Turin, l'ancien milieu de terrain de Manchester United n'en finit plus de briller. A tel point que le Paris Saint-Germain est déjà prêt à verser 40 millions d'euros à la Vieille Dame pour se l'offrir. Elu Golden Boy en 2013, titre récompensant le meilleur jeune de moins de 21 ans évoluant en Europe, Pogba a fait une entrée fracassante dans la cour des grands.

On aurait pu intégrer aussi : de retour parmi l'élite, l'AS Monaco a vite retrouvé ses marques en Ligue 1. Bien aidé par les moyens financiers de son président Dmitry Rybolovlev, le club de la Principauté, qui a su attirer des joueurs de la trempe de Radamel Falcao, James Rodriguez ou encore Joao Moutinho, est 2e du classement à la trêve, à 3 points seulement de l'ogre parisien. Pas mal pour un promu, certes très riche, mais promu quand même. Lui aussi est de retour en Ligue 1 cette saison. Et le FC Nantes, club préféré des Français selon un récent sondage, n'a pas tardé à refaire parler de lui avec une belle 7e place à la trêve. A confirmer en 2014. Enfin, coup de chapeau à Sir Alex Ferguson, qui a quitté en mai dernier le poste de manager de Manchester United sur un 13e titre de champion d'Angleterre et surtout après 27 années passées à la tête des Red Devils. Gigantesque.

Les flops de l'année

Baup l'éponge

L'année avait pourtant bien commencé pour Elie Baup. Alors qu'on lui avait demandé de terminer parmi les cinq premiers, l'entraîneur de l'Olympique de Marseille fait encore mieux en hissant son équipe à la 2e place du classement, et donc en la qualifiant directement pour la Ligue des Champions. Hélas pour lui, l'exercice 2013-14 sera beaucoup moins heureux avec des prestations moyennes en championnat et terriblement décevantes en C1, avec un zéro pointé en phase de poules, une première pour un club français dans cette compétition. Alors qu'il croulait sous les critiques, du Vélodrome, et de ses joueurs, dont certains n'avaient de cesse de se plaindre auprès de José Anigo ou de Vincent Labrune, Baup, persuadé de pouvoir ramener de l'ordre dans la maison, et des résultats, a toujours fait face. Mais le 7 décembre, l'OM a fini par le priver de sa casquette d'entraîneur. Joyeux Noël...

Garde à bout

En terminant 3e du dernier championnat, l'Olympique Lyonnais pensait bien disputer une nouvelle phase de poules de Ligue des Champions. Mais le club rhodanien n'a pas fait le poids lors des barrages face à la Real Sociedad et doit aujourd'hui se contenter de la Ligue Europa. En championnat, les temps sont durs aussi pour les Gones, seulement 10es du classement à la trêve, à 15 points déjà du podium. L'année 2013 s'est aussi mal terminée avec deux nuls consécutifs en L1, contre l'OM et Lorient, sur le score de 2-2, alors que l'OL menait à chaque fois 2-0. Rémi Garde a fini cette phase aller du championnat excédé. A six mois du terme de son contrat, l'entraîneur lyonnais n'a toujours pas prolongé et ne veut pas encore penser à son avenir pour le moment. Parce qu'il commence à se lasser de la situation ? On peut le penser...

Rennes est vilaine

«L'année 2013 est quasi-catastrophique», affirmera Philippe Montanier après la dernière défaite du Stade Rennais à Sochaux en championnat (1-2). Difficile de le contredire... Après avoir déjà terminé l'exercice 2012-13 à une très décevante 13e place, le club breton n'est pas parti pour faire mieux cette saison avec une peu glorieuse 15e place au classement à la trêve. Plus grave peut-être encore, le successeur de Frédéric Antonetti craint que son équipe ne soit pas armée pour lutter pour le maintien si jamais la situation ne venait pas à s'améliorer. Si même le meilleur entraîneur du dernier championnat espagnol ne parvient pas à faire briller ces Rouge et Noir, on se demande bien ce qui cloche dans ce club...

Un vrai coup de Mou

Même lui, connu pour être un battant extraordinaire à son poste, a fini par rendre les armes. S'il avait su remporter le titre de champion d'Espagne en 2012, José Mourinho a vécu une dernière saison sur le banc du Real Madrid horrible. Son équipe prend d'abord un très mauvais départ en Liga et abandonne très vite son titre. En Ligue des Champions ensuite, le club tombe encore en demi-finale. Enfin, Madrid perd en finale de la Coupe du Roi. Miné par un vestiaire défiant très souvent son autorité, lâché par son président Florentino Perez, sifflé par une bonne partie de Bernabeu et brouillé avec la presse espagnole, le Special One quitte l'Espagne battu et abattu, alors qu'il lui reste encore trois années de contrat. Depuis, le Mou tente de retrouver une partie de sa superbe du côté de Chelsea.

Brest in Peace

La saison 2012-13 aura été un long calvaire pour le Stade Brestois. En difficulté après une série de mauvais résultats, l'entraîneur Landry Chauvin finit par être limogé le 2 avril dernier. Appelé à la rescousse, l'intérimaire Corentin Martins ne trouve pas la solution miracle et le club breton est relégué en Ligue 2 dès la 36e journée. Aujourd'hui, Brest a un nouveau président - Yvon Kermarec a pris la succession de Michel Guyot - et un nouvel entraîneur - Alex Dupont a été appelé à la rescousse. Mais les choses ne s'arrangent pas et, à la trêve, les Bretons sont 15es de Ligue 2, 2 points seulement devant le premier relégable, Istres. Attention, le National est tout proche...

On aurait pu intégrer aussi : de cette année 2013, nous retiendrons également les «performances» de Nice et Saint-Etienne sur la scène européenne. Pourtant opposés respectivement aux modestes Chypriotes de l'Apollon Limassol et Danois d'Esbjerg, les Aiglons et les Verts n'auront même pas su franchir les barrages de la Ligue Europa cette saison. Dur... Après une expérience ratée du côté de Nancy, marquée par un départ précipité en janvier 2013, Jean Fernandez retrouve un banc du côté de Montpellier l'été dernier. Mais là encore, l'aventure tourne court. Le MHSC flirte vite avec la zone de relégation et Fernandez est contraint de démissionner le 5 décembre dernier. Dur encore... Enfin, Fabrizio Ravanelli se voyait déjà faire des miracles à Ajaccio et trouver rapidement un club d'un standing supérieur. Mais l'ACA accumule les défaites, l'ex-attaquant ne séduit pas son vestiaire et l'infirmerie est pleine à craquer. Alain Orsoni remercie l'Italien le 2 novembre. Dur, toujours...

C'était le baromètre de l'année 2013. Rendez-vous très prochainement pour le premier baromètre de la semaine de 2014 !

Par Pierre-Damien Lacourte, le 30/12/2013 à 22h37