le 10/07/2016 à 14h57

Portugal : Renato Sanches, la nouvelle star

Renato Sanches restera comme la révélation de l'Euro 2016.
C'est la grande révélation de cet Euro. Renato Sanches a changé le visage de la sélection portugaise lors de son entrée en deuxième mi-temps face à la Croatie en 8e de finale. A 18 ans seulement, le futur joueur du Bayern Munich s'affirme déjà comme la future grande star de la Selecçao.

Cristiano Ronaldo ne sera pas éternel. A 31 ans, les plus belles années de la star du Real Madrid sont derrière elle, même si le capitaine portugais est encore au sommet de son art, comme il l'a prouvé en demi-finale face au Pays de Galles. Mais alors qu'on ne voyait qu'un immense désert dans son dos, une oasis de fraîcheur est soudainement apparue lors de la deuxième période du 8e de finale contre la Croatie.

Son nom : Renato Sanches, 18 ans seulement, même si Guy Roux en doute. Entré en jeu à la place d'André Gomes à la 50e minute, le milieu de terrain a alors changé le visage de la sélection portugaise. Le futur joueur du Bayern Munich a tellement montré immédiatement d'envie, de punch, de puissance et d'impact offensif qu'il n'a plus quitté l'équipe de Fernando Santos ensuite. A l'origine du but de Quaresma face aux Croates, buteur lui-même face à la Pologne en quart de finale, avant d'envoyer son tir au but dans la lucarne, sans trembler, en demi-finale, le nouveau monstre portugais a encore montré ses immenses qualités derrière ses deux attaquants.

«Regarde ce joueur, il est exceptionnel»

Son talent énorme saute aux yeux et n'a pas échappé aux Français. A commencer par Blaise Matuidi. "C'est un joueur que j'ai découvert à Benfica. J'avais pu en parler avec David Luiz, qui m'avait dit : 'Regarde ce joueur, il est exceptionnel, il n'a que 18 ans.' Je l'ai regardé et, sur un match, à l'époque, il m'avait surpris de par son abattage et sa qualité technique. Aujourd'hui, je ne suis pas surpris de le voir comme ça à l'Euro, a indiqué le milieu de terrain français en conférence de presse. Parce que de ce que j'ai vu en Ligue des Champions, c'est vraiment un joueur promis à un grand, grand avenir. Et Carlo Ancelotti (le nouvel entraîneur du Bayern Munich), que je connais bien, a vraiment eu le bon oeil pour le récupérer. J'espère qu'il sera un peu moins bien pour cette finale." Les Portugais, qui ont vite fait une place à part dans leur coeur à la nouvelle star de la Selecçao, souhaitent autre chose évidemment.

"Il y a beaucoup d'enthousiasme autour de lui. Au Portugal, on attend autant Renato Sanches que Cristiano Ronaldo avant cette finale. Il est jeune, a été brillant au Benfica et va jouer au Bayern après un transfert à plus de 30 millions d'euros. C'est la nouvelle star, lâche sans hésiter le journaliste portugais d'O Jogo, Hugo Sousa. Avant la compétition, on réclamait sa titularisation et il a finalement gagné sa place. Du coup, on a une certaine tendresse envers ce joueur. D'autant qu'au Portugal, on donne beaucoup d'importance aux joueurs évoluant dans le championnat. Renato Sanches est une fierté. Il est un produit de la formation du Benfica et s'est révélé en quelques semaines, alors qu'il avait débuté la saison en équipe B. C'est stupide de dire ça, mais quand il sprinte avec ses cheveux au vent, cela crée de la folie." La folie Renato Sanches, Mats Hummels, qui sera coéquipier du Portugais au Bayern Munich la saison prochaine, la perçoit bien lui aussi.

«C'est un monstre»

«Quiconque a vu Renato Sanches en action à l'Euro 2016 s'est rendu compte qu'il est un grand joueur. C'est un monstre physiquement. Il est très rapide et très fort. C'est un véritable milieu de terrain box-to-box. Il sera un excellent atout pour l'équipe», a ainsi confié l'international allemand au journal portugais Record. Attendue dans le onze de départ de Fernando Santos, vous pouvez être sûr que la nouvelle star du foot portugais ne sera pas rattrapée par la pression ce soir à Saint-Denis.

Et vous, que pensez-vous de Renato Sanches ? Vous a-t-il impressionné vous aussi au cours de cet Euro ? N'hésitez pas à réagir dans la rubrique «commentaires» ci-dessous.

Par Pierre-Damien Lacourte, le 10/07/2016 à 14h57