le 11/07/2016 à 10h21

Euro : la presse française a la gueule de bois, les médias portugais fêtent leurs héros...

La déception de Mangala et Evra
La défaite de l'équipe de France en finale de l'Euro 2016 face au Portugal (0-1 ap) est difficile à digérer. La presse française est assommée après cet échec, tandis que les médias portugais fêtent logiquement ce premier titre majeur.

«Accablés» (L'Equipe), «Comme des Bleus» (Libération), «Abattus» (Midi Libre), «Trop cruel» (La Dépêche), «Le coup de massue» (Le Télégramme), «C'était pas notre jour» (Le Parisien), «Le rêve s'est envolé» (Ouest France), «Le rêve brisé» (Le Voix du Nord), «Le coeur brisé» (Sud Ouest), «Les Bleus n'ont plus que les yeux pour pleurer» (Eurosport), «Regrets éternels» (20 Minutes), «Le rêve bleu brisé...» (Maxifoot)...

Le réveil est difficile ce lundi matin pour les supporters de l'équipe de France et la presse française. Forcément, la déception est grande au lendemain de cette finale de l'Euro 2016 perdue contre le Portugal (0-1 ap) alors que l'euphorie engendrée par le parcours des Bleus avait redonné le sourire aux Français. Ces derniers ont longtemps cru que la bande de Didier Deschamps allait leur offrir un nouveau titre après l'Euro 2000...

Du rêve au cauchemar

«Ce matin, la France se réveille forcément avec un sentiment de gâchis. (...) On avait imaginé qu'un troisième sacre européen à seize ans de distance, après 1984 et 2000, était une manière de destin pour une équipe de France revenue de moments difficiles et lourds pour s'approcher, soudain, du Graal» , écrit L'Equipe. Mais un but du Portugais Eder à la 109e minute a gâché la fête.

«Et Eder vint crucifier les Bleus. Oui, Eder. Ce n'était pas le héros que le Portugal attendait, ou le danger que la France craignait. Mais c'est bien lui qui restera à jamais dans la légende pour avoir offert à la sélection portugaise le tout premier titre international de son histoire» , précise Eurosport. «Dominée par le Portugal (1-0 ap), la France est tombée hier soir de sa planète bleue, là-haut, tout là-haut. Dans une prolongation éprouvante, elle n'avait plus d'ailes pour la porter» , lance Le Parisien.

Des mois difficiles à venir...

«Ce n'était tout simplement pas le soir des Bleus. C'était celui du Portugal» , raconte Eurosport. Les pleurs et la déception ont remplacé les espoirs de triomphe. «Mais il lui faudra des mois, et peut-être davantage, pour panser ses plaies et sécher ses larmes» , ajoute le quotidien francilien. Pour L'Equipe, «les Bleus sauront tout, dans les semaines à venir, de ces jours et de ces nuits, où la déception surgira, sans prévenir, à chaque moment de la vie ordinaire.»

Le Portugal en fête

Tout l'inverse des Portugais qui pourront savourer ce premier titre majeur. Au Portugal, c'est bien évidemment la fête. «Eternels» , titre O Jogo, alors que Record fait sa Une avec un «Epique» . Diaro de Noticias a choisi un titre sobre mais efficace : «Champions». "Rois d'Europe», lance Metro. De son côté, Publico annonce «10 juillet, le jour du Portugal» . A Bola titre «Nous sommes champions d'Europe, la fierté du Portugal» .

La presse portugaise savoure

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Par Romain Rigaux, le 11/07/2016 à 10h21