le 08/11/2017 à 19h29

Angleterre : des têtes... à en perdre la tête ?

A 47 ans, Alan Shearer a déjà la mémoire qui flanche...
Légende du football anglais, Alan Shearer a récemment passé des examens médicaux qui lui ont livré des résultats inquiétants. L'ex-avant-centre craint de perdre prématurément ses facultés mentales. La raison ? Trop de têtes effectuées durant sa carrière...

Alan Shearer vient de relancer un vieux débat : les têtes sont-elles dangereuses pour la santé des footballeurs ? Professionnels comme amateurs d'ailleurs. A 47 ans, l'ex-star du football anglais vient de passer des tests médicaux qui ont livré une série de résultats inquiétants. L'homme aux 260 buts inscrits en Premier League souffre notamment de troubles de la mémoire.

«Les résultats des examens sont plutôt angoissants. J'ai une mémoire effroyable, je ne sais pas si c'est parce que je n'écoute pas, mais j'ai vraiment une mémoire très faible, confie l'ancienne vedette de Newcastle au Daily Mirror. Quand vous devenez joueur de foot professionnel, vous vous attendez, plus tard dans votre vie, à avoir les problèmes de dos, genou ou cheville que je rencontre. Mais jamais je n'ai pensé que le football pouvait être lié à des maladies du cerveau.»

«Un sport brillant, mais pas un jeu qui tue»

«C'est pour ça que des recherches doivent être faites, poursuit Shearer. Pour chaque but que j'ai marqué de la tête, j'en ai réalisé mille à l'entraînement. Cela me met donc en danger s'il y a un lien entre têtes et problèmes au cerveau. C'est un sport dur, c'est un sport brillant, mais il faut être certain que ce n'est pas un jeu qui tue.»

Sans aller jusque là, plusieurs études récentes ont déjà montré que les footballeurs encouraient davantage de risques de présenter des troubles de la mémoire ou des dysfonctionnements du cerveau, ou même de contracter une maladie neurologique plus ou moins grave, que le reste de la population... Alors, faut-il interdire le jeu de tête au foot ? On n'en est évidemment pas là, mais certains anciens, comme Shearer, qui craignent aujourd'hui pour leur santé, aimeraient que l'on se penche au moins sérieusement sur le problème.

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Par Pierre-Damien Lacourte, le 08/11/2017 à 19h29