le 10/11/2017 à 10h19

Lens : Douchez sort du silence et donne sa version des faits

Douchez a vécu des dernières semaines mouvementées
Poursuivi pour «des violences volontaires en état d'ivresse sans ITT» sur une femme après une violente dispute dans un appartement parisien, Nicolas Douchez s'est exprimé pour la première fois sur cette affaire. Le gardien lensois tient à se défendre.

Deux semaines après avoir été placé en garde à vue suite à une violente dispute avec une femme, Nicolas Douchez (37 ans) s'est exprimé pour la première fois. Poursuivi pour «des violences en état d'ivresse sans ITT» , le gardien de Lens donne sa version des faits dans les colonnes de L'Equipe.

N. Douchez - «je n'ai frappé personne»

«C'est simple : il s'agit d'une soirée entre amis, dans un cadre privé, qui s'est prolongée et s'est mal finie. Elle s'est terminée par une dispute qui a un peu dégénéré, mais pas au point de ce qui a été balancé dans les médias. C'est surtout le terme "massacrée" qui m'a hanté durant plusieurs heures» , lance le Lensois pour reprendre un terme du quotidien Le Parisien, qui évoquait «une jeune femme nue, en sang, le corps couvert d'hématomes, pleurant, hurlant, au milieu de son appartement dévasté» .

«Je regrette ce qui s'est passé, bien évidemment, mais jamais je ne m'en serais pris à quelqu'un. Je n'ai frappé personne. Sans rentrer dans les détails des procès-verbaux, ç'a été dit, expliqué, constaté : il n'y a pas eu de violences physiques» , raconte l'ancien Parisien. Ce dernier admet néanmoins qu'il était très énervé au moment des faits : «Le fait d'être sorti, d'avoir bu, de m'être emporté et d'avoir cassé des meubles, j'en endosserai pleinement les conséquences.»

«J'ai été "massacré"»

«Ce qui est délicat, en revanche, est d'avoir à assumer ce que je n'ai pas fait» , poursuit-il, avant de s'en prendre à l'ampleur médiatique de cette affaire. «J'ai été lynché médiatiquement, j'ai été "massacré", pour reprendre le mot du Parisien» , glisse-t-il. «Durant ma fin de carrière et peut-être une partie de ma vie d'après, je serai catalogué comme quelqu'un de violent envers autrui. On a beau dire que le temps apaise les douleurs, la cicatrice ne partira pas.»

Mis à pied il y a une semaine par le RC Lens, Douchez a passé une heure avec ses dirigeants jeudi dans le cadre d'une procédure disciplinaire afin de s'expliquer sur cette affaire. La direction du club artésien devra prendre une décision pour la suite de son aventure lensoise alors qu'il sera jugé en février 2018 par le tribunal correctionnel de Paris.

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Par Romain Rigaux, le 10/11/2017 à 10h19