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le 11/03/2018 à 13h50

PSG : des soutiens limités face aux sifflets... Du côté des joueurs, la page Emery est déjà tournée

PSG : des soutiens limités face aux sifflets... Du côté des joueurs, la page Emery est déjà tournée
Supporters, joueurs : Emery n'a plus la cote...
Ciblé par les sifflets du Parc des Princes samedi face à Metz (5-0), l'entraîneur du Paris Saint-Germain, Unai Emery, a reçu un soutien limité de la part de ses joueurs qui donnent l'impression d'avoir déjà entériné le départ à venir du technicien espagnol.

Ce n'est pas un secret, après l'élimination face au Real Madrid (1-3, 1-2) en 8e de finale de la Ligue des Champions, l'entraîneur Unai Emery se dirige tout droit vers la sortie au Paris Saint-Germain au terme de son contrat en juin.

Conséquence de ce nouvel échec sur la scène européenne, le technicien espagnol a été ciblé par les sifflets des supporters samedi au Parc des Princes avant le match de championnat face à Metz (5-0) au moment de l'annonce de la composition des deux équipes. Une réaction légitime aux yeux du principal concerné.

Des sifflets injustes pour Mbappé

«C'est normal, j'accepte ça. Après la défaite face au Real, j'assume mes responsabilités. Il faut profiter du poste que j'ai, car une carrière n'est pas facile. Il y a des bons et des mauvais moments. (...) C'est le foot, quand tu gagnes tu es content, quand tu perds, tu ne l'es pas», a philosophé l'ancien coach du FC Séville au micro de Canal+. Du côté des joueurs, le principal soutien d'Emery se nomme Kylian Mbappé. L'attaquant a fait preuve de moins de compréhension à l'égard des fans, dénonçant un traitement injuste à ses yeux envers le technicien.

«Ils (les supporters) ne sont pas contents. Après, le coach n'est pas le seul responsable. S'ils choisissent de siffler le coach, ils doivent tous nous siffler parce qu'on est parti tous ensemble et c'est tous ensemble qu'on a perdu. Ce n'est pas Unai Emery qui a perdu, c'est le PSG donc c'est à nous tous d'être sifflés. C'est nous qui sommes sur le terrain aussi», a souligné l'ancien Monégasque au micro de RMC. Si Mbappé défend totalement son coach face aux sifflets, certains coéquipiers se montrent nettement plus évasifs, à l'instar du latéral droit Thomas Meunier, joker de luxe dans les grands matchs avec le Basque.

Meunier ne pleurera pas Emery

«Le rôle d'un coach c'est de se mettre la terre à dos ou de se mettre tout le monde dans la poche. Chacun a son avis sur l'entraîneur. (...) Le public de Paris est devenu un public exigeant ces dernières années. Par rapport à la situation, je peux comprendre qu'ils sifflent l'entraîneur», a estimé le Belge, avant d'évoquer l'avenir de son entraîneur. «Que ce soit lui ou que ce soit un autre, pour moi c'est exactement la même chose. Je joue pour l'équipe avant tout et si le club juge qu'Emery doit rester l'année prochaine, je me battrai pour lui l'année prochaine et si le club juge que ce doit être un autre entraîneur, je me battrai pour un autre entraîneur.»

On le voit bien dans les discours, les joueurs ont déjà entériné la fin programmée de l'ère Emery. Dans les attitudes aussi, les consignes du Basque le long de la ligne de touche semblent de moins en moins écoutées… Même s'il ne s'est pas vraiment mis de joueur à dos, le technicien de 46 ans a tout de même jeté un froid avec une partie du vestiaire par ses récents choix (mise sur le banc de Thiago Silva à l'aller à Madrid puis remplacement d'Edinson Cavani par Meunier à l'heure de jeu). En dépit d'un soutien timide face aux sifflets, sans surprise, le vestiaire francilien ne se mobilisera pas pour sauver la tête de son coach.

VIDEO : Emery sifflé par le Parc des Princes

Comprenez-vous les sifflets qui ont ciblé Emery ? N'hésitez pas à réagir et à débattre dans l'espace «Ajouter un commentaire» …

Par Romain Lantheaume, le 11/03/2018 à 13h50