le 02/10/2005 à 23h29

Le TOP Buts de L1 - 10e journée

Belle cuvée que cette dixième journée de L1. Juninho et Kallstrom ont fait admirer leurs frappes de balle, les Parisiens leur créativité et les Girondins leur jeu de passe efficace. En attendant le match en retard (Ajaccio – Lens), les buteurs du championnat ont fait trembler les filets à 18 reprises. Un petit effort messieurs les goleadors du championnat, vous pouvez faire encore mieux !

Ces buts que l'on repasse des dizaines de fois au ralenti, ces buts qui font chavirer tout un stade de bonheur, ces buts qui animent les discussions des lendemains de match… Avouez-le, vous aussi vous les aimez ! Pour le plaisir, Maxifoot vous propose chaque semaine un classement des plus beaux buts de L1. La position de ce classement prend en compte divers paramètres tels que le but, l'action collective qui amène celui-ci ou encore l'importance du but en question. Chaque but est jugé objectivement par une note artistique allant de 1 à 10.

1. Juninho (Lyon)

Dominés en première période par des Rennais conquérants, les joueurs de l'Olympique Lyonnais sortent peu à peu la tête de l'eau en seconde période. Florent Malouda change le jeu en effectuant une transversale de la gauche vers la droite. Juninho est à la réception, il contrôle et s'avance de quelques pas. Il n'est pas attaqué et décide donc de tenter sa chance de vingt-cinq mètres. Le ballon part vite, la trajectoire flottante surprend le grand Isaksson qui ne peut pas intervenir lorsque la sphère retombe dans sa lucarne gauche. Un but sensationnel du meilleur Brésilien de Ligue 1.
Note artistique : 9/10

2. Kim Kallstrom (Rennes)

Le Stade Rennais accueille les leaders lyonnais. Par un pressing très haut, les Bretons gênent leurs adversaires et se montrent dangereux. Le Suédois Kim Kallstrom chipe un ballon à Tiago, est plus prompt que Cris et élève le cuir du bout du pied droit. Un regard en direction du but lyonnais et le milieu de terrain décide de frapper fort. Et il le fait bien. La balle finit sa course dans la lucarne gauche de Coupet qui n'a pas esquissé le moindre geste. Une réalisation magnifique du métronome rennais.
Note artistique : 8,5/10

3. Pedro Pauleta (Paris)

Le PSG reçoit le FC Nantes et mène déjà 1-0 malgré l'expulsion d'Edouard Cissé. Les Parisiens poussent et forcent Landreau à capter avec les gants une passe du pied de Delhommeau. C'est donc un coup-franc indirect qui est accordé aux joueurs de Fournier. Alors que tout le monde attend une frappe d'Armand, Dhorasoo décale Pauleta au point de penalty. L'aigle des Açores est démarqué et a le but ouvert, il envoie une frappe enroulée dans la lucarne d'un Landreau impuissant. Un but astucieux dans sa conception et splendide dans sa conclusion.
Note artistique : 7,5/10

4. Zied Jaziri (Troyes)

Les Troyens sont menés 0-1 par le Racing Club de Strasbourg au Stade de l'Aube. Jean-Marc Furlan décide donc de faire entrer deux joueurs offensifs, Bangoura et Jaziri. Le premier emmène le ballon vers les avant-postes et glisse en profondeur au second. L'ancien joueur de Gaziantepspor contrôle ce ballon avec la semelle, cela surprend Deroff, qui glisse, et Kante qui dérape. Le Tunisien est dos au but mais il parvient tout de même à frapper fort en pivot au premier poteau. Cassard est battu par cette frappe surprenante et bien placée. Il s'agit du premier but de Jaziri en Ligue 1.
Note artistique : 7/10

5. Fernando Menegazzo (Bordeaux)

Les Girondins sont au Stade Saint-Symphorien pour confirmer leur bon début de championnat. Après une première mi-temps assez médiocre, Ricardo demande à ses attaquants de se montrer plus créatifs. Darcheville le prend au mot en sollicitant un une-deux avec le Brésilien Fernando. Le Guyanais déboule dans son couloir droit, il fixe Wimbée mais ne frappe pas, il préfère remettre en retrait, au niveau du point de penalty pour… Fernando qui a suivi. Le joueur prêté par Sienne tacle pour inscrire son premier but en Ligue 1. Une action collective parfaite de la part des Bordelais.
Note artistique : 7/10

La Ligue 1 conserve sa moyenne d'environ deux buts par match à l'occasion de ce dixième opus. C'est peu mais on se console avec les chef d'oeuvres de Juninho et de Kallstrom. Si tous les buts marqués dans l'Hexagone étaient aussi beaux, cela permettrait d'oublier que la France possède l'un des championnats les moins prolifiques d'Europe…

Par Kevin Bitterlin, le 02/10/2005 à 23h29
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