le 11/11/2005 à 14h39

A l'attaque !

Face à l'Allemagne, l'équipe de France qui endossera son nouveau maillot devra convaincre qu'elle peut être régulière pendant 90 minutes. Mais c'est bien au niveau de la concurrence aux postes de gardien et surtout de l'attaque que tous les yeux vont être rivés. Avec le surprenant retour de Nicolas Anelka, les attaquants français doivent, tous, assurer leur prestation...

Les enjeux de la rencontre

Les enjeux français pour cette opposition sont sensiblement les mêmes qu'avant France - Costa Rica, mais avec plus de paramètres à prendre en compte. Au niveau du poste de gardien de but, la prestation très moyenne de Fabien Barthez n'a échappé à personne. Si avant sa suspension il semblait évident que le portier marseillais serait le numéro un, désormais la donne est toute autre. Auteur d'un brillant intérim, Gregory Coupet a marqué beaucoup de points et semble être plus régulier que Barthez. C'est d'ailleurs le Lyonnais qui devrait garder les cages françaises face à l'Allemagne... Autre poste qui va marquer toutes les attentions, celui de l'attaque. Appelé surprise avant France - Costa Rica, Nicolas Anelka a réalisé une rencontre qui devrait lui permettre de rester dans le groupe. Toutefois, la concurrence pour le poste d'avant-centre est à son paroxysme. Outre Thierry Henry et David Trezeguet qui ne semblent pas pouvoir être privés de sélection, le combat entre Djibrill Cissé et Nicolas Anelka pour le statut de numéro trois promet d'être intéressante...

Le principal enjeu de la rencontre pour l'Allemagne est pour son sélectionneur, Jürgen Klinsmann. Vivement critiqué par la plupart des entraîneurs de clubs allemands, l'ancien monégasque a tout intérêt à ce que son équipe s'impose face à la France samedi. Si la voix des techniciens des clubs est si forte, c'est que presque la totalité du groupe allemand est issue du championnat national, seuls Robert Huth (Chelsea) et Lens Lehmann (Arsenal) évoluent dans un championnat étranger. Il est reproché à Klinsmann de ne pas assez s'impliquer dans son poste. En effet, celui-ci vit toujours avec sa famille en Californie et effectue d'incessants aller-retour à chaque rencontre et réunions à la Fédération. Après deux matches très moyens, une défaite en Turquie (1-2) et une petite victoire face à la Chine (1-0), la pression est bien sur les épaules du sélectionneur national, comme le rappel Uli Hoeness, manager du Bayern Munich : «Si nous gagnons 3-0, il n'y aura rien à faire. Si nous perdons 0-3, il faudra se rapprocher encore plus» . Comprendre que Klinsmann devra renoncer à sa vie californienne...

Les équipes

La France a quelques incertitudes pour son groupe face à l'Allemagne. Outre le Lyonnais Eric Abidal qui est d'ores et déjà forfait en raison d'une blessure au pied, la même qui l'avait éloigné des terrains pendant douze semaines, Patrick Vieira reste incertain. Le joueur de la Juventus de Turin a annoncé avoir un début de pubalgie et fera un test quelques heures avant la rencontre afin de savoir s'il pourra être aligné. En dehors de cela et de Gregory Coupet et David Trezeguet, le groupe de départ devrait être sensiblement le même que face au Costa Rica.

Avec l'absence de Metzelder (douleurs au dos), Klinsmann est face à un casse-tête pour sa défense, secteur le plus critiqué de sa sélection. L'ancien monégasque hésite entre la titularisation de Robert Hurth et placer Friedrich sur le côté droit, ou placer le joueur du Hertha Berlin dans l'axe et mettre Owomoyela en arrière droit... Du côté gauche, c'est probablement Jansen qui tient la corde. Du côté de l'attaque, la paire Podolski Klose débutera probablement la rencontre.

Les équipes probables

France : G. Coupet – W. Sagnol – L. Thuram (ou W. Gallas), A. Boumsong, W. Gallas (ou Jurietti) – S. Govou, P. Vieira (cap.) (ou V. Dhorasoo), C. Makelele, J. Rothen – D. Trezeguet, T. Henry (ou D. Cissé ou N. Anelka).

Allemagne : Lehmann – Friedrich (ou Owomoyela), Mertesacker, Huth (ou Friedrich), Jansen – Deisler, Frings, Schweinsteiger – Ballack (cap.) - Klose, Podolski.

Après un match à deux visages face au Costa Rica, la France se doit de rassurer sur sa capacité à tenir un match pendant 90 minutes. Face à une concurrence accrue, la plupart des Bleus vont devoir donner leur maximum pour convaincre le sélectionneur Raymond Domenech qu'ils sont les plus à même à être titulaires ou simplement appelés...

Par Olivier Brilleau, le 11/11/2005 à 14h39
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