le 17/04/2017 à 09h33

Lyon : une plainte et de lourdes accusations... Aulas réagit aux incidents de Furiani !

Jean-Michel Aulas en colère après l'agression de l'OL à Furiani.
Dimanche, les joueurs de l'Olympique Lyonnais ont été victimes de deux agressions à Furiani, qui ont abouti à l'arrêt définitif de leur match de Ligue 1 contre Bastia à la mi-temps (0-0). A la suite de ces débordements intolérables, le président de l'OL Jean-Michel Aulas a livré sa version des faits.

Après avoir donné de sa personne en s'installant en plein virage sud jeudi lors des incidents du quart de finale aller de la Ligue Europa face au Besiktas (2-1), le président de l'Olympique Lyonnais Jean-Michel Aulas a de nouveau été confronté à la bêtise des «supporters» dimanche en championnat à Bastia.

A deux reprises en effet, ses joueurs ont été agressés, non seulement par 60 à 80 hooligans adverses, qui ont envahi le terrain pour en découdre, mais aussi par des stadiers et un officiel… Ces débordements ont entraîné l'arrêt définitif du match à la mi-temps (0-0). Exfiltré de Furiani sans s'exprimer, le boss de l'OL a livré son récit des événements quelques heures plus tard.

J.M. Aulas - «le directeur de la sécurité a frappé lui-même Lopes»

«Anthony Lopes a été frappé, Gorgelin aussi, ainsi que Mateta. On a vu des stadiers frapper nos joueurs !», a déploré le dirigeant dans les colonnes de L'Equipe et sur les ondes de RMC. «Ce qui a dépassé l'entendement, c'est que le directeur de la sécurité de Bastia (Anthony Agostini, ndlr) a frappé lui-même Lopes. Il a bien été identifié. Nous avons déposé plainte auprès du procureur avant la seconde période et de nouveau à l'aéroport.» Aulas prend tout de même soin de dédouaner deux Bastiais, dont il a tenu à souligner l'exemplarité au cours de ces tristes événements.

«J'ai vu des choses très choquantes dans le couloir des vestiaires, mais je voudrais dire, à la décharge du club bastiais, que Jean-Louis Leca, le gardien, ou le président Géronimi, pour lequel j'ai beaucoup d'estime, ont essayé de défendre nos joueurs», a souligné le boss rhodanien, qui a également expliqué pourquoi il a fait le forcing pour convaincre ses troupes de disputer la rencontre malgré leur agression à l'échauffement.

Les joueurs et Genesio sous le choc

«Après concertation et l'engagement auprès du préfet qu'il n'y aurait pas d'autre incident, la décision a été prise de commencer le match. (…) Les joueurs et Bruno Genesio ne voulaient pas jouer, car ils étaient complètement choqués. (…) On a réussi à les convaincre», a expliqué le patron de l'OL. Après les nouveaux incidents à la mi-temps, le dirigeant lyonnais a en revanche radicalement changé de position.

«Le responsable de la sécurité est encore venu expliquer que l'on pouvait reprendre, mais, cette fois, personne ne l'a écouté. C'est l'arbitre, Amaury Delerue, qui a pris la décision (d'arrêter le match, ndlr). (…) C'est une immense souffrance, on est dans un contexte où le sport devient complètement minoritaire. C'était une soirée dramatique», conclut un Aulas lui aussi très affecté. Sportivement, en attendant les décisions officielles de la LFP, Lyon semble bien parti pour remporter la victoire sur tapis vert après ces tristes événements...

Comprenez-vous pourquoi Aulas a poussé ses troupes à jouer le match ? Que pensez-vous de ses propos ? N'hésitez pas à réagir et à débattre dans l'espace «Ajouter un commentaire» …

Par Romain Lantheaume, le 17/04/2017 à 09h33
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