le 06/07/2006 à 19h28

Au cœur des Bleus - N°33

Pas le temps de savourer la qualification, l'équipe de France est déjà plongée dans la préparation de la finale du Mondial. A l'image de Domenech, les Bleus savent que le plus dur reste à faire et s'interdisent toute euphorie hâtive.

La journée des Bleus

Alors que le pays s'est à nouveau embrasé mercredi soir après la qualification des Bleus pour la finale du Mondial, la joie était plus contenue du côté des joueurs après le coup de sifflet final. Comme il ne sert à rien de se qualifier pour la finale sans la gagner, les Bleus ont savouré le moment tout en sachant que la fête ne sera totale qu'en cas de succès devant l'Italie dimanche. Les Bleus évolueront d'ailleurs à nouveau en blanc, une tenue qui leur porte chance.

L'équipe de France a quitté Munich moins de deux heures après la fin du match pour rentrer au bercail, à Aerzen-bei-Hameln. Couchés très tard dans la nuit, les joueurs ont profité de la matinée pour se reposer au Schlosshotel. L'après-midi a été consacré aux soins et à la récupération physique avec au programme : piscine, footing, VTT ou musculation.

L'info du jour

L'équipe de France connaît désormais le nom du trio d'arbitres désigné pour diriger la finale de la Coupe du Monde. Il s'agit des Argentins Horacio Elizondo (42 ans), assisté de Dario Garcia (44 ans) et Rodolfo Otero (43 ans). Après avoir officié lors du match d'ouverture, Elizondo a donc l'honneur de boucler le Mondial. Les trois hommes ont également dirigé le quart de finale entre le Portugal et l'Angleterre.

Top réaction

Domenech : «je trouve que c'est bizarre parce que c'est en même temps un soulagement mais c'est largement teinté par de nouvelles préoccupations parce qu'il faut s'organiser. Il y a ces trois jours à vivre, à tout mettre en place et à continuer en se disant qu'une finale c'est bien mais quand on la gagne. Je ne suis pas euphorique, je suis en préparation. Je pense qu'on était plus euphorique et qu'il y a eu plus d'explosion de joie après l'Espagne et après le Brésil que là. Parce que là derrière il y a la finale. Avant c'était des étapes, maintenant on sait que c'est la dernière étape, c'est quelque chose de particulier. Depuis le début, je dis que la Coupe du Monde sera réussie pour celui qui la gagnera. Pour les autres, il manquera quelque chose. Le seul vrai bonheur sera de la gagner.»

Le baromètre des Bleus

En hausse
La charnière centrale a été impériale face au Portugal. Comme il y a huit ans face à la Croatie, Lilian Thuram a choisi la demi-finale pour s'illustrer avec une prestation magistrale en défense. Son compère William Gallas a été impeccable, jamais dépassé dans les duels, toujours bien placé et propre dans ses interventions.

En baisse

L'aile gauche de l'équipe de France ne tient pas la comparaison avec l'aile droite ni avec l'axe des Bleus. Eric Abidal a peiné mercredi pour contrôler son couloir, a pêché dans la relance et n'a quasiment pas dépassé la ligne médiane. Florent Malouda est le milieu de terrain titulaire le plus faible. Incapable d'accélérer, de jouer vers l'avant ni de créer un décalage, son apport offensif est quasi inexistant.

Du côté italien…

Si personne hormis les supporters italiens ne voyait la Squadra Azzurra à ce niveau de la compétition avant le début du Mondial, les hommes de Marcelo Lippi ont su déjouer tous les pronostics et rêvent de soulever le trophée dimanche. Comme souvent, la défense italienne a été une des clés de son succès. Buffon n'a encaissé qu'un seul but en six matchs, inscrit par son coéquipier Zaccardo contre son camp !

Prochain match
France – Italie
Dimanche 9 juillet (20h) à Berlin

Par Nicolas Lagavardan, le 06/07/2006 à 19h28
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