le 10/07/2006 à 00h10

Au cœur des Bleus - N° 35

Une victoire en Coupe du monde se joue à si peu de choses... Battus par l'Italie aux tirs au but, les Tricolores avaient pourtant préparé minutieusement leur finale.

La journée des Bleus

Les jours de matches se ressemblent tous : il y a la causerie, les derniers moments de repos, le départ pour le stade... Pour les Bleus, la finale a commencé dès 10 heures du matin avec une séance vidéo. Une heure plus tard, Vieira et sa bande ont quitté leur hôtel berlinois pour aller prendre l'air. A Aerzen, ce genre de promenades avait lieu sur le terrain de golf du domaine de leur hôtel : cette fois, les hommes de Domenech ont rallié en bus un parc de la capitale allemande.

Après un repas léger vers midi, les joueurs ont eu quartier libre pour s'occuper à l'hôtel ou faire la sieste. A 16h30, ils ont à nouveau grignoté et reçu les derniers conseils de leur entraîneur. On imagine aisément l'intensité de cette causerie, la dernière avant le départ pour l'Olympiastadion. Un départ pris à 18 heures ; une demi-heure plus tard, les Tricolores étaient sur place. La suite, hélas, est connue...

Le fait du jour

Le carton rouge reçu par Zidane à la 111ème minute de jeu est le 14ème de sa carrière. Le capitaine tricolore avait déjà été exclu avec les Bleus lors du match France-Arabie Saoudite (4-0) au premier tour de la Coupe du monde 1998.

La déclaration

«Ça, c'est typiquement français : être heureux après avoir perdu.» Raymond Domenech ne se satisfaisait pas du score à l'issue de la rencontre, et envisageait d'annuler la descente des Champs-Élysées prévue pour lui et ses joueurs demain après-midi.

Le baromètre des Français

En hausse
Florent Malouda a enfin livré une prestation digne de ses matches de préparation. Jeté dans la bataille lorsque Patrick Vieira s'est blessé, Alou Diarra a réussi à compenser la sortie du milieu de terrain de la Juventus.

En baisse
Finalement, sans qu'on puisse lui reprocher grand-chose, Fabien Barthez n'aura pas non plus réalisé d'exploits au cours de ce Mondial. Il n'a stoppé aucun tir au but italien et n'est jamais sorti sur les corners si dangereux de Pirlo. Zidane a raté sa sortie. On attend de lui qu'il se fasse pardonner, mais il n'en aura plus jamais l'occasion...

Du côté italien

«J'ai déjà gagné des titres nationaux ou européens, mais je n'avais encore jamais connu une telle joie. C'est ma plus grande satisfaction en tant qu'entraîneur» . Marcello Lippi, le sélectionneur italien, a désormais remporté tous les trophées les plus prestigieux, en club ou sur la scène internationale.

Par Julien Demets, le 10/07/2006 à 00h10
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