Ces buts que l'on repasse des dizaines de fois au ralenti, ces buts qui font chavirer tout un stade de bonheur, ces buts qui animent les discussions des lendemains de match… Avouez-le, vous aussi vous les aimez ! Pour le plaisir, Maxifoot vous propose un classement des plus beaux buts de la Coupe du Monde 2006. La position de ce classement prend en compte divers paramètres tels que le but, l'action collective qui amène celui-ci ou encore l'importance du but en question. Chaque but est jugé objectivement par une note artistique allant de 1 à 10.
1. Joe Cole (Angleterre)
Et si le véritable Spice boy des Anglais n'était pas David Beckham mais bien Joe Cole ? En ouvrant le score face à la Suède (2-2), le milieu offensif de Chelsea a amené du piment à une bien fade sélection anglaise et fait monter le condiment au nez des coéquipiers de Larsson. Sur un ballon renvoyé par la défense suédoise, le jusque-là virevoltant Cole a fait parler son culot avec de l'aile gauche à 25 mètres, un contrôle de la poitrine enchaîné d'une volée de l'extérieur du pied. Frappé de dessous, le ballon s'envole au point de faire tomber la pluie sur Cologne et retombe dans la lucarne gauche d'Isaksson en heurtant le poteau. Splendide.
Note artistique : 9/10
2. Maxi Rodriguez (Argentine)
Après avoir créé la sensation au premier tour, l'Argentine a connu beaucoup plus peiné lors des matchs à élimination directs et notamment en huitièmes face au Mexique (2-1). Mais la sélection de Pekerman a pu compter sur son milieu Maxi Rodriguez pour la sortir de ce mauvais pas. Et de quelle manière ! Servi au début de la prolongation sur la droite de la surface par Sorin, le joueur de l'Atletico Madrid, contrôle le ballon de la poitrine pour enchaîner sur une puissante reprise du gauche. Le ballon trouve alors la lucarne opposée au bout d'une trajectoire impeccable et qualifie l'Argentine pour les quarts. Splendide et décisif. Que demander de plus ?
Note artistique : 9/10
3. Esteban Cambiasso (Argentine)
A l'occasion du premier tour, l'Argentine a fait très forte impression. Les hommes de Jose Pekerman ont été tout simplement grandioses face à la Serbie Montenegro (6-0). Au milieu du festival de buts, une réalisation symbolise la force collective argentine. Un but, mais surtout une conservation du ballon de plus d'une minute et 24 passes d'affilée au total. Les Argentins récupèrent dans leur camp, déroulent, font parler leur technique, penchent sur la gauche avant que l'accélération ne vienne de Saviola qui trouve Cambiasso sur le côté droit de la surface. Le milieu cherche alors un soutien sur sa gauche avec Crespo qui lui remet en talonnade. Cambiasso retrouve le ballon en se jetant pour l'expédier du gauche dans les cages adverses et conclure un mouvement collectif superbe. Oui, le football se joue à onze et les belles réalisations ne sont pas seulement des exploits individuels.
Note artistique : 8.5/10
4. Ferndando Torres (Espagne)
L'Espagne a dès le début de la compétition été mise en confiance par sa démonstration lors du match face à l'Ukraine (4-0). Brillantes en club, ses individualités semblaient alors être sur la même longueur d'ondes en sélection, chassant les mauvais souvenirs. Ainsi, le capitaine espagnol Carles Puyol a sonné la charge en seconde période. Déchaîné, le défenseur passe le milieu de terrain balle au pied, éliminé un défenseur avec une roulette et sollicite Fernando Torres qui lui remet à mi-hauteur sur la gauche de la surface. Puyol remet alors de la tête vers l'attaquant madrilène qui a suivi et reprend d'une demi-volée d'une grande pureté aux seize mètres et ne laisse aucune chance au gardien ukrainien au premier poteau.
Note artistique : 8,5/10
5. Bastian Schweinsteiger (Allemagne)
La rencontre pour la troisième place a été fidèle à sa réputation et l'Allemagne opposée au Portugal a de nouveau fait le spectacle (3-1). Si la Mannschaft finit sur une excellente note "son" Mondial, elle le doit surtout à son milieu gauche Bastian Schweinsteiger. Auteur de deux buts dans la rencontre, le jeune joueur du Bayern Munich a usé de l'arme absolue de ce Mondial : la frappe lointaine. Déjà auteur d'un coup de canon sur le premier but, Schweinsteiger récidive et s'améliore sur son deuxième. Une nouvelle fois, il reçoit le ballon côté gauche et repique tranquillement vers l'axe le long de la surface pour se mettre sur son pied droit. L'avertissement du permier but n'a pas suffi aux défenseurs portugais et Schweinsteiger envoie de nouveau une splendide frappe du cou du pied de 25 mètres qui file dans la lucarne gauche de Ricardo.
Note artistique : 8/10
Avec 147 buts inscrits en 64 matchs, la Coupe du Monde a surtout offert son lot de spectacle lors du premier tour. La fin de la compétition et les matchs à élimination directe ont alors été spectaculaires par leur intensité et leur indécision. Le Mondial a tenu ses promesses.