Le bruit court depuis quelques jours dans la capitale. A l'occasion du dernier déplacement de la saison, les hooligans du Paris Saint-Germain devraient se rendre à Sochaux ce samedi pour y célébrer les 30 ans du kop Boulogne (KOB). Mais les indépendants du club de la capitale ont aussi une autre idée derrière la tête : faire du stade Bonal un théâtre d'affrontements en cas de relégation du club de la capitale en Ligue 2. «Si on descend, ça partira en cacahuètes, a prévenu, Julien, un hooligan historique du PSG dans les colonnes du Parisien. Au total, 200 à 300 indépendants violents doivent venir. Beaucoup d'entre eux ont déjà acheté des billets en tribune latérale, au milieu des supporteurs sochaliens, les autres viendront sans billet comme à Amiens (demi-finale de Coupe de France, ndlr), et tenteront d'entrer en force. Ça va être très chaud !»
«On prévoit le pire»
«Pas de violence tant que l'avenir du PSG n'est pas assuré. Mais si Paris descend, ce sera bouillant, affirme encore le hooligan. On sera au moins 300 indépendants… Ils taperont sur tout ce qui bouge : Parisiens, Sochaliens, policiers... Si on descend, non seulement le stade de Sochaux sera le théâtre d'incidents, mais la situation pourrait s'avérer très dangereuse pour les joueurs toute la semaine précédant la finale de la Coupe de France (contre Lyon le 24 mai prochain au Stade de France, ndlr).» La configuration du stade Bonal et ses alentours aux voies de dégagement peu nombreuses font craindre le pire aux autorités.
Du côté de la sécurité parisienne, on affirme avoir déjà pris des mesures. Même si les déclarations de cet indépendant font froid dans le dos… «Nous déployons des moyens exceptionnels et nous espérons que la police en fera de même, a indiqué Jean-Philippe D'Hallivillée, le responsable de la sécurité du PSG. Nous affectons 40 stadiers, soit trois fois plus que d'habitude, aucun billet ne sera vendu à Sochaux et chacun des billets est nominatif. Si on se maintient, il ne devrait pas y avoir trop de problèmes. Dans le cas contraire, on prévoit le pire...»