Les données de la rencontre
Le public de Geoffroy Guichard retrouvait à loccasion de ce quart de finale de coupe de la Ligue le parfum des grandes soirées de football. Condamnée au purgatoire de la L2 pour sa troisième saison consécutive, lAS Saint-Etienne a retrouvé de lambition cette saison, sous limpulsion dune année 2003 bien négociée qui a vu les Verts sortir de la zone des reléguables pour terminer 10e du championnat en mai avant de se mêler à la lutte pour la montée au lendemain dune intersaison relativement calme. Troisième de L2, les hommes dAntonetti ne dédaignaient pas jouer un rôle dans une coupe de la Ligue lucrative (dautant plus important lorsque le club nest pas au mieux financièrement) et médiatique, pour donner du baume au cur à leurs milliers du supporters fidèles aux quatre coins de lhexagone, qui attendent avec impatience le retour en L1.
Nice joue le rôle inverse du petit dans la cours des grands. Abonnés à la première moitié de tableau depuis leur come-back époustouflant en L1 en 2002, les Aiglons de Gernot Rohr saffirment comme une valeur sûre de lélite par leur solidité défensive et leur réalisme, bien que dans ce secteur ils ne revêtent pas une cape de Zorro. Les absences de Lilian Laslandes et de Marco Simone narrangeaient pas les difficultés offensives dun Gym qui devait se méfier de lenthousiasme stéphanois incarné par un 4-3-3 résolument offensif. LASSE devait tout de même se passer de labsence de Mendy pour provoquer une défense niçoise qui promettait de redoubler détanchéité.
Les principaux faits du match
- Citony se joue dAbardonado mais écrase trop sa frappe que Grégorini capte sans problème (9).
- Frappe croisée à ras-de-terre de Cherrad sur laquelle Janot se couche avec assurance (29).
- Jau crochète Cobos à 18 mètres pour se mettre dans laxe du but et décocher une frappe limpide du gauche toute proche de la lucarne de Grégorini (32, 1-0).
- Pitau prend sa chance à 20 mètres mais trouve les gants de Janot sur son chemin (35).
- Coup franc indirect de 25 mètres que Pamarot fouette violemment sans trouver le cadre (37).
- Meslin excentré sur la droite dans la surface sémancipe du marquage dIlunga pour adresser une -frappe puissante à ras-de-terre mais Janot veille à côté de son poteau (39).
- Traoré bouscule Marin alors que ce dernier fixe Cobos dans la surface. M. Sars montre le point de penalty et Compan transforme en prenant Grégorini à contre-pied (53, 2-0).
- Marin sinfiltre dans la surface mais le retour de la défense lempêche dajuster Grégorini (60).
- Meslin place une tête décroisée sur un coup franc venu de la gauche, mais Janot est bien placé (75).
- Hellebuyck excentré à lentrée de la surface voit sa frappe enroulée du gauche repoussée par Grégorini dans les pieds de Compan, dont la reprise est contrée par la défense (80).
- Hellebuyck centre au second poteau pour Dogbé dont la frappe passe au dessus de la cage de Grégorini (88).
La prestation de Saint-Etienne
LAS Saint-Etienne a réalisé un match plein. Plein défensivement en résistant sans souci en première période aux contres niçois. La charnière centrale a relativement bien maîtrisée les contres niçois en première période en nétant jamais prise à défaut par la paire offensive Meslin Cherrad. Lentrée du gabarit de G. Ba na pas déstabilisé les défenseurs stéphanois, qui se sont montrés également très inspirés dans la relance à limage de Bridonneau et Ilunga sur les côtés. Les Verts ont également remporté le match au milieu de terrain, où Sablé et Hellebuyck ont régné en maître à la récupération et se sont montrés entreprenants dans le jeu en triangle avec les joueurs de couloir, sans occulter le déchet quimplique la jeunesse et lenthousiasme débordant dune équipe relativement inexpérimentée pour ce genre de match.
Plein offensivement tant les Marin et Citony ont animé avec pugnacité les couloirs. La vivacité et la qualité de dribble des deux ailiers stéphanois a donné le tournis à larrière garde niçoise, à limage du penalty concédé par S. Traoré et de la «biscotte» mangée par Pamarot. Le combat physique et viril imposé par les Aiglons au fil de la rencontre na pas handicapé le ticket vitalité de lASSE. Compan a quant à lui rempli à merveille son rôle de point de fixation, attirant sur lui la vigilance de la charnière centrale au bénéfice de ses coéquipiers. Pour résumé, les Stéphanois ont été énorme denvie et de combativité, et ont fait la différence par leur qualité footballistique peu courante pour une équipe de L2. Une remontée dans lélite en mai prochain récompenserait le travail de longue haleine dAntonetti
La prestation de Nice
La solidité défensive na pas suffi aux hommes de Gernot Rohr pour résister à lASSE. Si Cobos et Abardonado ont tant bien que mal tenu le verrou de la surface de réparation malgré les assauts répétés des Stéphanois, S. Traoré et Pamarot ont été mis en difficulté par la vivacité de la paire Marin Citony. Et que faire devant la frappe de Jau ? La situation sest empirée en seconde période pour larrière garde niçoise, constamment en retard dans ses interventions sur les flèches stéphanoises que sont Marin et Citony, doù le penalty concédé par S. Traoré et lavertissement reçu par Pamarot.
Pour répondre à lenthousiasme stéphanois dans lentre jeu, faute de pouvoir dominer son homologue par le duel physique imposé, il a manqué à lOGC Nice cette touche technique qui devrait donner lascendant à tout club de L1 affrontant une L2. Pitau et Echouafni ont eu du mal à respirer devant la boulimie de ballon de Sablé et dHellebuyck au milieu de terrain, alors que Bigné et Everson nont pas su imiter le rythme des Verts. Il manque véritablement un technicien à ce Gym pour orienter et organiser les attaques niçoises. La présence de Simone aurait à ce titre grandement modifiée la donne Quant à lattaque rouge et noire, Laslandes a fait défaut au potentiel offensif de lOGCN. Si Meslin sest montré entreprenant, il a rarement pris à revers une défense stéphanoise solide, alors que Cherrad navait rien de dangereux pour larrière garde forézienne tant il manquait de mordant et de tranchant. A limage de la rencontre de ses coéquipiers.
La L2 a trouvé en lAS Saint-Etienne un porte drapeau de charme pour les demi-finales de la Coupe de la Ligue. Les Verts ont trouvé la clé dune défense niçoise réputée infranchissable, et avec un tel enthousiasme tous les rêves leurs sont permis à 90 minutes du Stade de France et 180 de lEurope.
La fiche technique :
Saint-Etienne - Nice : - (1-0)
Stade Geoffroy Guichard
x spectateurs environ
Temps, terrain
Arbitre : M. Sars
Buts : Jau (32), Compan (53) pour Saint-Etienne
Avertissements : Cherrad (44), Pamarot (50) pour Nice
Saint-Etienne : Janot Bridonneau, Hernandez, Hognon, Ilunga Jau, Sablé (cap.), Hellebuyck Citony (Dogbé, 61), Compan, Marin
Nice : Gregorini S. Traoré (Scotto 59), Cobos (cap.), Abardonado, Pamarot Bigné, Pitau, Echouafni, Everson (Léonard, ) - Meslin, Cherrad (G. Ba, 59)
Les deux autres quart de finale de coupe de la Ligue :
Gueugnon Auxerre : 0-1 (0-0)
Stade Jean-Laville
Temps pluvieux, terrain gras
10 000 spectateurs environ
Arbitre: M. Layec
But: Kalou (88) pour Auxerre
Avertissements: Ngambi (4), Levrat (74) pour Gueugnon ; Tainio (20) pour Auxerre
Gueugnon : Trivino - Emeran, Gauthier, Ngambi, Belhadj - Becas (Maspimby, 68), Levrat (Hebbar, 53), Fretard, H. Traoré Aubanel, Lempereur
Auxerre : Cool - Radet, Mexès, Grichting, Mignot - Y. Lachuer, Violeau, Kalou, Tainio - Kapo (Akalé 73), D. Cissé
Le Mans - Nantes : 1-1 (0-0) 4-5 aux t.a.b.
Stade Léon Bollée
10 000 spectateurs environ
Temps frais, terrain gras
Arbitre : M. Bré
Buts : Hautcoeur (64) pour Le Mans ; Moldovan (62) pour Nantes
Avertissements : Peyrelade (56), Domoraud (70), Cousin (115), Bonnart (120) pour Le Mans ; Yepes (53) pour Nantes
Le Mans : Y. Pelé J-J. Domoraud, O. Thomas (Fisher, 95), Eggen, Bonnart (cap.) Fanchone (Pancrate, 65), Hautcoeur, F. Thomas, Celdran (F. DAmico, 90+1) Peyrelade, Cousin
Nantes : Landreau (cap.) Ateba, Yepes, Guillon, Armand F. Da Rocha (Ziani, 65), Faé, Toulalan, Quint (Paillères, 104) Pujol, Moldovan (NZigou, 76)