le 16/01/2023 à 17h15

Reims : Still, du béton et du jeu

William Still impressionne avec Reims.
Nommé entraîneur de Reims en remplacement d'Oscar Garcia, William Still réalise des débuts très prometteurs. Entre capacité à encaisser et volonté de jouer vers l'avant, la formation champenoise est devenue plus qu'un poil à gratter en Ligue 1.

Non, la Bundesliga n'a plus l'exclusivité des jeunes entraîneurs lancés dans le grand bain. Le 13 octobre, Reims a réalisé un choix fort en donnant les commandes du club à William Still en remplacement d'Oscar Garcia.

Adjoint du manager espagnol après avoir occupé le même rôle à Lierse, au Germinal Beerschot ou encore au Standard de Liège, ce mordu de Football Manager, seulement 30 ans, n'a pas laissé passer cette occasion en or.

Reims ne perd plus

Son bilan depuis sa promotion ? 10 matchs, 5 victoires, 5 nuls. Aperçu la première fois sur le banc contre le Paris Saint-Germain (0-0), le 8 octobre, pour compenser l'absence de l'Ibère, depuis viré, le technicien belge a insufflé un état d'esprit conquérant à son équipe. La dernière écurie à avoir battu Reims ? Monaco (0-3), le 18 septembre. Depuis, Troyes (avec Garcia), Paris, Lorient, Auxerre, Brest, Nantes, Montpellier, Rennes, Lille, Ajaccio et Nice, personne n'est parvenu à récupérer les trois points contre la formation champenoise.

Le secret ? Une cohérence de tous les instants avec une stratégie bien définie : une défense en place et un bloc parfaitement regroupé qui ne laisse quasiment aucun espace à ses adversaires. Sur ces 10 matchs en championnat, Reims n'a encaissé que 4 buts (jamais plus d'un par match). Le jour et la nuit par rapport au début de saison puisque le club avait encaissé 4 buts contre Marseille (4-1) et Clermont (2-4) sur les deux premières journées.

Still a gagné du temps

Si offensivement, les chiffres ne sont pas aussi flamboyants, avec seulement 10 buts inscrits sur ces 10 matchs (sans compter les 7 contre Loon Plage en Coupe de France), le jeu proposé reste chatoyant avec le trio formé par Junya Ito, Alexis Flips et Arber Zeneli pour alimenter le prolifique Falorin Balogun (10 buts). Sur cette série de matchs, Reims a tenté 131 tirs (13,1 tirs/match) avec son pic le plus élevé contre Paris (24 tirs) et le plus bas face à Lorient (7 tirs).

Jusqu'où peut aller Reims, 11e de Ligue 1 avec 25 unités ? Avec 10 points d'avance sur Brest, première équipe relégable, le maintien semble en bonne voie. Avec 12 longueurs de retard sur Rennes, 5e, une qualification européenne en fin de saison paraît compliquée. A priori, c'est donc une place dans le ventre mou pour laquelle la bande à Still va se battre. Probablement la meilleure chose pour permettre au jeune coach de mettre sereinement en place les pièces de son puzzle.

Que pensez-vous du travail réalisé par William Still à Reims ? N'hésitez pas à réagir et à débattre dans la zone «Ajouter un commentaire» ...

Par Youcef Touaitia, le 16/01/2023 à 17h15
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