le 10/07/2008 à 16h26

Le footballeur, un produit comme un autre ?

Tous les clubs n'ont pas la même attitude sur le marché des transferts. Certains, comme le LOSC récupèrent des mannes gigantesques grâce aux ventes de joueurs arrivés au club dans le plus grand anonymat. D'autres, comme le PSG font tout l'inverse. Explications.

Les clubs n'abordent pas tous le mercato de la même manière. Alors que certains comme Chelsea dépensent sans compter, sans se préoccuper du retour sur investissement ni du bilan de fin d'année, d'autres profitent du marché des transferts pour faire tomber dans la caisse des devises qui serviront soit à renforcer les structures, soit à recruter. En France, l'exemple le plus marquant ces dernières saisons concerne le LOSC. Pas de recrues affriolantes ou couteuses au programme. Les joueurs sont achetés à prix cassés, travaillent dur pour élever leur cote, puis sont revendus avec une plus-value dépassant souvent les 100%. Depuis 10 ans, le solde commercial du club lillois est largement positif. Il approche les 45 millions d'euros récoltés.

A chacun sa priorité

Une manne considérable qui a permis aux dirigeants nordistes de structurer et consolider la maison. La palme a été décrochée l'été dernier avec une balance de + 30 M€ acquis en grande partie grâce aux ventes de Peter Odemwingie (7 M€) au Lokomotiv Moscou, d'Abdul Kader Keita (16 M€) et Mathieu Bodmer (6M€) à Lyon. Dans le même temps, les achats ne dépassaient pas 6,5 M€, dont la moitié ont été dépensés pour la venue de Pierre-Alain Frau, pour la réussite que chacun sait. Nouvelle illustration cet été. Le LOSC a compensé le transfert du milieu défensif Jean II Makoun (14 M€, toujours à Lyon) par l'arrivée de Rio Mavuba, acheté 7 M€ seulement à Villarreal.

Partenaire privilégié du LOSC ces dernières saisons, l'OL avait fait des folies entre les étés 2002 et 2005, avec un solde déficitaire de 34 M€. L'erreur a été réparée les deux saisons suivantes avec un bénéfice de 42 M€ dont les transferts de M. Diarra, Nilmar, Abidal, Malouda, Tiago ne sont pas étrangers. Mais la tendance est de nouveau à la dépense, l'objectif Ligue des Champions nécessitant un investissement lourd. Lyon a déjà versé 45 M€ sur le marché. A chacun sa priorité : renforcer l'équipe, les structures ou les finances ? D'autres ont une autre méthode. Le PSG par exemple, dont le solde entre 2003 et 2007 affiche -34 M€. Et si le club a surtout vendu ces dernières semaines, les prochaines devraient confirmer la tendance. Le PSG achète au prix fort et revend à des prix bradés. Le transfert de Ronaldinho pour près de 32 M€ il y a cinq ans reste pour l'heure le dernier gros chèque encaissé par la capitale.

Par Nicolas Lagavardan, le 10/07/2008 à 16h26
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