En mai dernier, Jean-Michel Aulas sermonnait Canal+ en direct sur son antenne, s'offusquant de l'annonce précipitée par la chaine cryptée du départ imminent d'Alain Perrin. Si la suite des évènements a donné raison au détenteur des droits de retransmission de la Ligue 1, cet accrochage parmi d'autres illustre bien les tensions qui existent entre l'Olympique Lyonnais et les médias. Celles-ci ne devraient pas s'estomper avec le temps. Car le président des septuples champions de France a décidé de serrer un peu plus la vis cette saison.
M. Bodmer – «les rôles sont mieux définis»
Désormais, les journalistes présents au centre d'entraînement de Tola Vologe sont suivis de près. Un portail électrique a été posé, des barrières installées, le service de sécurité renforcé. La presse est priée de ne pas dépasser la ligne. Les bavardages avec les joueurs deviennent plus compliqués, les interviews plus lissées. Par cette voie, l'OL a choisi de copier le modèle des grands clubs européens, anglais ou italiens. Une voie qui éloigne sans doute un peu plus le club des médias et par conséquent du public.
Le modèle est reproductible, il s'applique aussi au terrain avec un recadrage des troupes après un léger dispersement la saison dernière. «On est bien organisé» , confirmait le polyvalent Mathieu Bodmer dernièrement. «Par rapport à l'année dernière, où certains ne faisaient pas les efforts et pensaient un peu en solo, là , on joue plus en bloc. Les rôles sont peut-être mieux définis que l'an dernier, chacun sait ce qu'il a à faire» . Une place pour chacun et chacun à sa place, telle pourrait être la nouvelle devise lyonnaise.