le 21/09/2008 à 11h39

Ben Arfa voit le vent tourner

Après un début de saison tonitruant, Hatem Ben Arfa a disparu peu à peu de la circulation. Face à Liverpool, le milieu de terrain marseillais ne fut que l'ombre de lui-même. Des blessures à répétition et des prises de bec avec ses coéquipiers ont rapidement fait disparaître la magie de ses débuts.

Rennes-Marseille : première journée de Ligue 1, premier match officiel de la saison pour l'OM. Un homme éclabousse la rencontre de tout son talent : Hatem Ben Arfa. La cité phocéenne n'a plus que le nom de l'ancien Lyonnais à la bouche. Sa vitesse balle au pied et ses dribbles magiques faisaient chavirer le Vélodrome. Quelques semaines plus tard, la magie n'est plus là. C'est comme si l'ancien Lyonnais avait disparu de la circulation du côté du Vieux Port. La faute à une santé fragile tout d'abord. Le jeune international tricolore souffre en effet de manière récurrente des adducteurs depuis la fin de l'été.

«C'est un joueur fragile»

«Il faut faire attention à lui, c'est un joueur fragile, confiait il y a quelques jours l'entraîneur marseillais, Eric Gerets. C'est un joueur qui, de toute façon, n'a pas besoin de beaucoup d'entraînement, sinon il va manquer de fraîcheur. Il faut trouver un équilibre.» Aujourd'hui, Ben Arfa semble aller mieux physiquement. Mais sa prestation face à Liverpool mardi en Ligue des Champions fut catastrophique. Le milieu de terrain fut complètement transparent, incapable de se faire violence pour élever son niveau de jeu. Mais l'ancien Lyonnais avait peut-être la tête ailleurs. Durant l'échauffement précédant la rencontre, Ben Arfa s'était en effet quelque peu chauffé avec Modeste M'Bami.

Les deux hommes ont failli en venir aux mains. Il a fallu que Ronald Zubar vienne les séparer. A Bordeaux la semaine dernière, c'est à Mathieu Valbuena que Ben Arfa s'en est pris à quelques minutes du coup de sifflet final. Il est vrai que les deux hommes se sont marchés sur les pieds à plusieurs reprises à Chaban-Delmas. Mais pour Pape Diouf, ces tensions n'ont rien de dramatiques. «Ces petites frictions ont tendance à me rassurer, a déclaré le président olympien dans les colonnes de France-Soir. Car cela montre des joueurs impliqués.» Impliqué, c'est sans doute ce que les hommes d'Eric Gerets attendent un peu plus de leur jeune coéquipier…

Par Pierre-Damien Lacourte, le 21/09/2008 à 11h39
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