le 25/09/2008 à 09h55

Quand Govou allume Aulas...

Entre Jean-Michel Aulas et Sidney Govou, le torchon brûle. L'attaquant rhodanien ne digère toujours pas l'attitude de son président au cours du dernier marché des transferts. Et quand il dit ce qu'il a sur le coeur, l'international tricolore ne mâche pas ses mots.

Chaque été, son départ revient comme une éternelle rengaine. Et puis finalement, il finit toujours par rester à Lyon. Cette intersaison n'a pas échappé à la règle. Sauf que, contrairement aux années précédentes, les choses ne se sont pas passées comme Sidney Govou le souhaitait. La faute à Jean-Michel Aulas. «Je n'ai rien voulu dire et c'était ce qui était convenu avec le président, explique l'attaquant lyonnais dans L'Equipe. Sauf que, lui, il a parlé. Cela m'a énervé qu'il dise tout et son contraire. Il a d'abord dit que j'allais partir. Puis que j'allais rester et qu'il allait me faire une proposition de prolongation. Ça m'a saoulé. Je ne dis jamais rien et c'est peut-être pour ça qu'ils en ont profité, ils savent que, quand vient le jour de jouer, je suis à fond. Mais, à force, ça commence à me gaver.»

«Avec Aulas, on n'a pas de rapports»

Sidney Govou ne souhaitait pas spécialement quitter l'OL cet été. Sauf que du côté de la direction rhodanienne, on voulait se servir de lui comme d'une monnaie d'échange. Notamment pour attirer le Portugais Ricardo Quaresma à Gerland. «Faut pas me la raconter. Il ne faut pas me la jouer à l'envers. Pas aujourd'hui. Quand on me dit qu'il n'y a pas de club pour moi ou qu'on me propose seulement un échange avec Porto... C'est un discours qui n'est pas franc. Ça m'a déplu» , déplore l'international tricolore. L'attaquant possède la réputation d'être quelqu'un aimant faire la fête, un peu trop peut-être. Et quand un club vient frapper à la porte de Govou, les dirigeants lyonnais s'empressent de lui faire part des excès de son joueur, croit savoir l'attaquant.

Un homme se trouve dans le collimateur du Lyonnais : Jean-Michel Aulas. Visiblement, l'entente n'est pas au beau fixe entre les deux hommes. «On n'a pas de rapports, précise Govou. Je pense qu'il m'apprécie un minimum, quand même. Et je respecte tout ce qu'il a fait. Mais je n'ai jamais pris mon téléphone pour discuter. J'irai plutôt voir Bernard Lacombe ou Marino Faccioli pour régler un problème.» En plus de dégainer, l'international tricolore a aussi procédé à la distribution de bons points. «Claude Puel, lui au moins, a été super clair. Il n'a jamais changé d'avis et a toujours souhaité que je reste» , affirme-t-il. Quand Govou sort de son silence, il ne le fait pas à moitié. Attendons maintenant de voir si Aulas s'accordera un droit de réponse…

Par Pierre-Damien Lacourte, le 25/09/2008 à 09h55
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