Depuis plusieurs semaines, Waldemar Kita n'est plus en odeur de sainteté à la tête du FC Nantes. Les supporters des Canaris ne se sont d'ailleurs pas gênés pour le lui faire savoir au cours des derniers jours. Et même si la situation sportive du club des bords de l'Erdre s'est améliorée depuis la victoire à Grenoble ce week-end, l'homme d'affaires franco-polonais continue de concentrer sur sa personne toutes les rancoeurs. Et les difficultés rencontrées par le président nantais ne sont pas passées inaperçues. Et ce jusque dans le milieu du showbiz, où l'écrivain et acteur François Bégaudeau, amoureux du FC Nantes, a profité de la situation pour afficher publiquement sa volonté de racheter le club.
«J'attends que ce monsieur vienne»
«C'est une véritable ambition. Je ne sais pas si elle aboutira, mais on fait en sorte, avec quelques collaborateurs, de monter un dossier sérieux, a indiqué l'auteur de «Entre les murs» , film qui a reçu la Palme d'or lors du dernier festival de Cannes. Ca fait longtemps qu'on y pense. Et, avec ce qui se passe en ce moment, ça nous donne envie d'enfin passer à l'acte.» Bégaudeau se voit déjà arriver à la tête du FCN avec un investisseur qu'il préfère garder secret pour l'instant : «C'est quelqu'un qui a de l'argent et qui est un grand fan du FC Nantes depuis toujours. C'est aussi un grand connaisseur de football. Quelqu'un qui me paraît aussi compétent que d'autres, aussi légitime pour lancer ce genre d'opération.»
Mais bien que de plus en plus contesté, Waldemar Kita n'entend pas lâcher la présidence. «La gestion d'un club ne passe pas par voie de presse mais par des discours de gens qui savent de quoi ils parlent, a réagi le président nantais. Dans le business, on contacte d'abord la personne, soit directement ou par l'intermédiaire des avocats. J'attends que ce monsieur (François Bégaudeau, ndlr) vienne. En tout cas, j'en profite pour le féliciter pour sa Palme d'or. Je suis ici pour un certain temps. J'ai envie d'investir pour le club. Je me suis donné trois à cinq ans pour réaliser quelque chose de solide. Je me pose la question de savoir si ce n'est pas un peu une provocation. Tous les jours, on en vient à parler de Nantes.» Et ça n'est sans doute qu'un début…