le 15/10/2008 à 17h52

Thiriez appelle à la diplomatie

La menace de grève des footballeurs ne laisse plus les autorités du football indifférentes. D'abord discret sur le sujet, le président de la LFP, Frédéric Thiriez a lancé mercredi un appel au dialogue. Si un compromis ne pouvait être trouvé d'ici au week-end du 24-26 octobre, ce serait «à désespérer» , a estimé le dirigeant.

Le temps qui passe rapproche le football français de la première grève des footballeurs depuis le précédent de 1972. Conscient de cette menace, assortie d'un mot d'ordre pour le week-end des 24-26 octobre prochains, Frédéric Thiriez a lancé devant la presse un appel à la diplomatie. Pour le président de la Ligue, avocat de profession, chacun des protagonistes ne parle pas le même langage. «Nous sommes au coeur d'un conflit social où chacune des deux patries met en avant des grands principes, et le fait de bonne foi. Pour les familles (joueurs, entraîneurs, arbitres, salariés), il s'agit de l'impartialité et de l'indépendance de la Ligue. Pour les présidents, c'est le principe de la gouvernance par les seuls associés de la Ligue, que sont les clubs. Il faut laisser un peu de temps aux gens pour réfléchir et se parler» , estime Thiriez.

Discrétion de rigueur

Le président de la Ligue a laissé entendre que des discussions pourraient se tenir, alors qu'ils n'en existe officiellement aucune entre les représentants des joueurs et des présidents sur la réforme du conseil d'administration de la Ligue. «Nous allons régler cette question mais ça ne peut se faire que tranquillement et dans la discrétion. Quand les choses pourront être rendues publiques, elles le seront. Les contacts ne peuvent pas se faire en permanence sur la place publique» , ajoute Thiriez.

En attendant, les joueurs discutent et continuent de prendre position. Si Juninho déclarait mercredi souhaiter éviter une grève, Presse Océan faisait état d'un vote très favorable à l'arrêt de travail tenu dans le vestiaire nantais. Pour Frédéric Thiriez, une telle issue serait un sale coup pour le football français. «J'ai dit que si nous n'étions pas capable, nous la LFP, en interne, avec les joueurs, les clubs, les entraîneurs, arbitres de régler entre nous en famille, autour d'une table, un conflit qui porte sur un sujet assez secondaire, ce serait à désespérer de la Ligue nationale.»

Par Patrick Juillard, le 15/10/2008 à 17h52
Ça a fait le BUZZ actuellement