Depuis une nouvelle défaite face à l'OGC Nice ce week-end, l'AS Monaco pointe à une peu glorieuse 15e place au classement. C'est dire si le club de la Principauté vit actuellement l'une des pages les plus sombres de son histoire. Arrivé cet été avec de grandes ambitions, le président Jérôme De Bontin est aujourd'hui la cible privilégiée des amoureux du club du Rocher. L'homme d'affaires est attaqué de toutes parts. Son recrutement exotique, sa volonté de laisser les clés de la maison à Ricardo, l'éviction de l'historique Jean-Luc Ettori de l'organigramme monégasque, l'augmentation du prix des places du stade Louis II, et bien évidemment les mauvais résultats du club, sont reprochés au président asémiste.
Critiqué et donc agacé, Jérôme De Bontin s'est défendu dans les colonnes de Nice-Matin. «Je regrette toutes ces critiques et je dois dire que je ne comprends pas très bien, a réagi le dirigeant. J'ai fait de gros efforts de communication avec le club. Je me suis montré très ouvert avec les journalistes. Les sujets sur lesquels on m'attaque sont, je crois, de faux sujets. Le changement fait toujours peur, or je m'inscris en plein dedans. Je veux être l'agent du changement. Il est clair qu'il y a beaucoup de choses à améliorer et changer au club pour atteindre les objectifs qu'on s'est fixés.»
«La chance va finir par tourner»
Et pour atteindre les objectifs fixés, à savoir faire revenir durablement l'ASM dans le premier tiers du classement, De Bontin fait totalement confiance à son entraîneur : «Ricardo est l'entraîneur de l'ASM. Il a tout mon soutien, tout mon support. Il est trop tôt pour s'inquiéter. J'ai confiance dans le groupe. Tôt ou tard, cela se reflétera sur la qualité du jeu et les résultats. On forme une grande famille. Mon rôle est de conforter et stimuler les joueurs et l'encadrement technique. C'est dans l'adversité qu'on fait preuve de caractère. La chance va finir par tourner. Dans la défaite, il faut garder la tête haute.»
Le président monégasque a également tenu à défendre son recrutement, qualifié de «raté» par de nombreux observateurs. «Depuis Morientes, le club a fait venir une demi-douzaine d'avants-centres, soi-disant de très haut niveau : Saviola, Vieri, Di Vaio, Koller, Piquionne ou Chevanton, a rappelé De Bontin. On s'aperçoit qu'aucun d'eux n'a franchement brillé mais qu'ils ont tous coûté très cher. Aurions-nous dû refaire la même tentative ? Park a 23 ans, Nimani 22, Pino 21, Adu 19, Bakar 19, Gakpé 21 ans. On a de très bons attaquants, jeunes, à qui il faut donner du temps. On prend des risques, c'est vrai, mais ils sont calculés.» En attendant, l'ASM continue de s'enfoncer inexorablement dans les profondeurs du classement… Malgré les bonnes intentions de son président.