le 07/11/2008 à 00h05

Saint-Etienne sauve les apparences

En s'imposant largement face à Rosenborg (3-0), les Verts s'installent confortablement en tête du groupe G. Un score flatteur qui cache une prestation très contrastée des Stéphanois. Après une première mi-temps catastrophique, les Verts ont relevé la tête en faisant preuve de réalisme lors du second acte.

Après une mi-temps durant laquelle les Verts ont failli à tous les niveaux, les hommes de Laurent Roussey se sont rappelés aux bons souvenirs européens dans le Chaudron après la pause. Mais les Verts ne font trembler que l'Europe et continuent à alterner entre victoires européennes et déconvenues nationales. Des résultats qui coïncident avec la baisse de forme de Gomis qui semble quelque peu perdu et désoeuvré au sein de l'attaque depuis le départ de son compère Pascal Feindouno.

Ilan éclipse Gomis

C'est paradoxalement Ilan qui a soulagé son équipe et, peut-être, accordé un sursis supplémentaire à Laurent Roussey qui ne semblait pas compter sur l'attaquant brésilien en début de saison. Bien servi dans la surface norvégienne par Dernis, Ilan a trouvé la lucarne de Jarstein d'une frappe enroulée du droit (1-0, 59e). Quelques minutes plus tard, Machado se rattrapait de sa mauvaise première mi-temps en doublant la mise d'un tir piqué (2-0, 63e). Un but qui aurait dû être refusé par M. Malek puisque Machado avait contrôlé le ballon de la main avant d'ajuster Jarstein. Une minute après son entrée à la place de Gomis, Mirallas parachevait le succès stéphanois. Bien servi par Benalouane, le Belge a jailli dans le dos de la défense de Rosenborg avant d'éliminer le portier norvégien pour inscrire son premier but sous le maillot de l'ASSE (3-0, 76e)

Laurent Roussey s'offre une bouffée d'oxygène avant de recevoir Rennes en championnat. Pourtant cette victoire ne rassurera pas les supporters stéphanois tant Saint-Etienne a montré ses limites actuelles : un manque de rigueur tactique, une défense peu sereine et une attaque rarement inspirée à l'instar d'un Gomis fantomatique ce jeudi soir. Les plus optimistes retiendront la réaction stéphanoise en seconde période. Un sursaut que les partisans du statu-quo dans le Forez attribueront à l'impact du discours tenu par Laurent Roussey à la pause.

Par Felix Bollez, le 07/11/2008 à 00h05
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