L'ère Alain Perrin a débuté officiellement mercredi à l'AS Saint-Etienne. A peine son contrat signé, le nouvel entraîneur des Verts s'est expliqué devant la presse sur sa future ligne de conduite à la tête de l'équipe stéphanoise, actuellement 18e de Ligue 1. Pour quitter rapidement cette position peu en rapport avec les ambitions affichées par le club en début de saison, Alain Perrin, «très fier» de se retrouver à un tel poste, a défini une méthode. Travail, rigueur et communication : tels en sont les maîtres mots. «On ne m'a pas fixé de limite. On part d'une situation difficile. Il convient de s'en sortir le plus vite possible pour travailler dans la sérénité» , a précisé le nouvel entraîneur, qui conduisit la saison passée l'ennemi régional lyonnais à un doublé historique Coupe de France-Championnat.
Alain Perrin va rencontrer individuellement tous les joueurs afin de sonder leur état d'esprit et d'établir sa propre hiérarchie. L'ancien coach de l'Olympique de Marseille s'est toutefois gardé d'en dire davantage à ce sujet. «Il faut voir comment les joueurs sont affectés et atteints par la situation actuelle… Une chose est sûre : on va remettre les compteurs à zéro. Et la concurrence va être remise en place» , a déclaré Perrin. «On est dans l'urgence» , a-t-il ajouté, avant de cerner le mal qui mine Saint-Etienne.
Structure «à l'anglaise»
«L'équipe semble souffrir d'un problème d'efficacité. Elle est très fragile dans le jeu… Dès qu'un grain de sable vient enrayer la machine, tout se grippe. Dès que l'équipe encaisse un but, elle perd confiance. Il faut se sortir tous ensemble de cet engrenage… Il y a un gros travail à accomplir dans les têtes.» Interrogé sur son choix de venir à Saint-Etienne, Perrin a répondu: «J'aurais pu patienter mais une telle opportunité pouvait ne pas se représenter.» Le technicien arrive dans le Forez avec son adjoint Christophe Galtier et le préparateur physique Christian Jahan. Il devra travailler avec le nouveau directeur sportif du club, Damien Comolli, dans une structure «à l'anglaise» , selon les termes du co-président Bernard Caïazzo.