Avant d'être transféré cet été de Caen à Bordeaux, l'attaquant Yoan Gouffran (22 ans, 9 matches de L1 cette saison, 1 but) avait bien failli s'engager au Paris Saint-Germain lors du précédent mercato d'hiver. Signataire d'un pré-contrat avec le club de la capitale, l'international Espoirs s'était finalement rétracté alors que toutes les conditions d'un engagement définitif semblaient réunies. Le 16 août dernier, en Championnat, le joueur avait du reste été copieusement sifflé par le public du Parc des Princes. L'édition électronique de L'Equipe révèle vendredi que le PSG a assigné le néo-Girondin en justice et lui réclame 200 000 euros pour s'être engagé avec lui par écrit, l'hiver dernier, avant de choisir de rester à Caen lors du mercato. Le jugement, dans cette affaire, sera prononcé le vendredi 21 novembre prochain par le conseil des prud'hommes de Paris.
Clause de dédit
A l'époque président du PSG, Alain Cayzac confirme les informations du quotidien sportif. «Il y avait dans ce contrat une clause prévoyant un dédit financier. Si l'une des deux parties renonçait à y donner suite, elle devait 200.000 euros à l'autre, explique l'ex-dirigeant parisien. Le club réclame aujourd'hui cet agent.» Cette clause, dite de dédit, est relativement fréquente dans le sport professionnel, même si elle n'est pas systématique.
Relancé à plusieurs reprises par courrier après l'échec de la transaction avec le PSG, le joueur n'aurait pas donné suite. En assignant Gouffran devant les prud'hommes, le club parisien espère récupérer une partie de la somme réclamée. Si les services de la LFP n'accordent aucune valeur à un pré-contrat ou à une clause de dédit, la justice a déjà fait une interprétation tout-à -fait conforme aux intérêts du PSG dans une affaire comparable en rugby, impliquant l'Italien Santiago Dellape, ajoute L'Equipe. Verdict la semaine prochaine !