le 24/11/2008 à 12h26

Abardonado fait son mea-culpa

Coupable et malheureux samedi sur l'ouverture du score de Sochaux, Jacques Abardonado a quitté le stade précipitamment à la mi-temps. Le défenseur central de Valenciennes revient sur ce match douloureux, il explique son attitude par la peur et la colère.

Le défenseur central de Valenciennes, Jacques Abardonado (30 ans, 6 matchs en Ligue 1 cette saison) n'a pas supporté d'offrir l'ouverture du score à Sochaux (2-2) sur un plateau samedi, lors du match très important en vue du maintien entre les deux clubs relégables. Sorti à la mi-temps et rentré directement chez lui, l'ancien Niçois est revenu à froid sur cette soirée difficile, lors d'une interview accordée au quotidien Le Parisien. «J'ai été très affecté par le but qu'on a encaissé. Je me suis senti complètement responsable. J'ai senti la haine monter en moi et m'envahir. J'avais peur de moi-même» .

Abardonado n'a pas supporté la pression

«Du coup, j'ai demandé au coach de me donner l'autorisation de partir. J'étais trop aveuglé par la colère. Je n'ai pas supporté la pression du match. Et surtout, j'étais obsédé par l'action que j'ai ratée» , s'est-il confessé. Sa passe en retrait mal assurée a profité à Mevlut Erding et permis aux Lionceaux de rejoindre la pause avec l'avantage au tableau d'affichage, déclenchant par la même occasion les foudres du public de Nungesser contre l'équipe nordiste dans son ensemble. Se sentant mal à l'aise par rapport à ses coéquipiers, l'ancien Marseillais a donc préféré jeter l'éponge.

Les Valenciennois ont finalement renversé la vapeur après ma mi-temps et auraient pu l'emporter sans l'égalisation sochalienne en fin de match. Mais Abardonado était déjà rentré chez lui. «A ce moment-là, je ne voulais parler à personne d'autre qu'à ma femme et à mes enfants, explique-t-il. J'aurais dû rester avec mes coéquipiers, sur le banc ou dans les vestiaires. J'espère que je ne ressentirai plus jamais une telle colère sur le terrain» . Après le match, son entraîneur Antoine Kombouaré a assuré ne pas avoir eu d'altercation avec lui dans le vestiaire et semble prêt à lui pardonner sa boulette ainsi que son départ précipité.

Par Nicolas Lagavardan, le 24/11/2008 à 12h26
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