Lors de la réception du LOSC en championnat dimanche dernier, Ronald Zubar avait pris un sérieux coup sur la tête. Coupable d'une erreur grossière sur le but de Michel Bastos, le défenseur de l'Olympique de Marseille avait eu droit aux sifflets des deux virages du Vélodrome durant toute la rencontre à chaque ballon touché. A l'issue de la rencontre, l'ancien Caennais recevait même les remontrances de Pape Diouf, son président : «Zubar, c'est ma grande désolation. Il n'a véritablement justifié les promesses que lors des six premiers mois. Depuis, il montre une fragilité mentale et psychologique surprenante.» Pas le genre de déclaration à vous remettre le pied à l'étrier immédiatement.
«Ça fait chaud au coeur»
Pourtant, à Anfield Road hier mercredi, Zubar était de nouveau aligné d'entrée en défense centrale par Eric Gerets. Le technicien belge avait choisi de lui renouveler sa confiance. Et bien lui en a pris. L'ancien Caennais s'est en effet montré à la hauteur de l'événement malgré la défaite (1-0). Le défenseur s'est montré très fort dans les duels et a sauvé quelques ballons chauds. A l'issue de la rencontre, Zubar affichait un large sourire : «J'ai essayé de faire du mieux possible. Le coach m'a mis sur le terrain et j'ai essayé de lui rendre cette confiance. Il y a eu un peu plus de réussite aussi. Ça fait partie du foot.»
«Quand on se fait taper dessus, il faut faire le dos rond, a expliqué le défenseur olympien. La vérité n'est que sur le terrain. Ce n'est jamais facile d'être sifflé et ce soir (mercredi) les supporters m'ont soutenu, ça fait chaud au coeur.» Une performance soulignée également par Eric Gerets à l'issue de la rencontre, même si l'entraîneur phocéen était avant tout satisfait de sa défense en général : «Face à Liverpool, si on enlève ce but bête, ma défense s'est montrée à la hauteur. On a été très fort défensivement.» Si après la rencontre face à Lille, la cote de Zubar avait considérablement chuté, elle est revenue aujourd'hui à un niveau intéressant.