le 27/11/2008 à 18h28

Platini contre l’exode des mineurs

Le président de l'UEFA va tenter de convaincre les ministres des sports européens du bien-fondé d'interdire les transferts internationaux de mineurs. Michel Platini compte ainsi lutter contre le pillage des clubs formateurs mais aussi concilier carrières sportives et études.

Le président de l'UEFA, Michel Platini va prendre position pour l'interdiction des transferts internationaux des joueurs mineurs, vendredi à Biarritz, lors de la réunion des 27 ministres des sports de l'Union Européenne. Le Français compte par ce biais protéger les clubs formateurs du pillage, mais aussi concilier au mieux carrières sportives et études, relaie l'AFP. A-t-il une chance de voir sa requête aboutir, alors que la FIFA a déjà interdit les transferts de mineurs, mais un accord passé en 2001 avec l'UE les autorise en Europe à partir de 16 ans, l'âge légal du début de l'activité professionnelle ?

Platini à contre-courant de l'UE

La Commission européenne sera difficile à convaincre. Et ce en vertu de la libre circulation des personnes et des travailleurs au sein de l'UE, l'un des piliers de la politique européenne moderne. La tâche de Platini s'annonce très ardue pour trouver le chemin menant au but. Son entourage se disait pourtant plutôt confiant quant aux chances de voir la loi bouger, se référant à la sympathie exprimée récemment par le commissaire européen aux sports Jan Figel. Autre sujet sensible pouvant être associé à celui de l'interdiction des transferts internationaux des mineurs, Platini est aussi favorable à la mise en place du «6+5» .

Cette mesure, à tendance protectionniste, obligerait les clubs à aligner un minimum de joueurs nationaux. Elle permettrait, comme sa petite soeur, à réduire l'exode des joueurs de certains pays afin d'éviter la concentration des talents dans deux ou trois championnats, les plus fortunés. Le président de l'UEFA compte par ce biais protéger les petits pays en particulier, nordiques ou de l'Est. Mais aussi la France, l'un des principaux fournisseurs de talent des écuries anglaises. Ce n'est pas le manager français d'Arsenal Arsène Wenger, grand adepte de la récupération de jeunes talents, qui dira le contraire.

Par Nicolas Lagavardan, le 27/11/2008 à 18h28
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