Chacun à leur manière, l'Olympique Lyonnais, l'Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain connaissent tous trois des soucis défensifs à quelques mois de la trêve hivernale. Les Rhodaniens parce qu'ils doivent faire face à une cascade de blessures, les Phocéens parce que leurs défenseurs n'en finissent plus d'aligner les contre-performances et les Parisiens parce que Paul Le Guen cherche toujours un joueur de tout premier plan à aligner au côté de Zoumana Camara, Sammy Traoré et Mamadou Sakho ne lui apportant que des garanties limitées. De ce fait, les trois gros de la Ligue 1 chercheront à renforcer leur secteur défensif à l'occasion du mercato hivernal.
Une valeur estimée à 10 millions d'euros
Et l'OL, l'OM et le PSG ont ciblé le même homme : Julien Escudé, révèle ce samedi le quotidien Le 10 Sport. A 29 ans, l'ancien Rennais, qui présente l'avantage de pouvoir évoluer aussi bien en défense centrale qu'au poste de latéral gauche, dispute sa quatrième saison en Liga sous les couleurs du FC Séville. Mais acheté deux millions d'euros en janvier 2006 à l'Ajax Amsterdam, la cote de l'international tricolore a depuis grimpé en flèche. En quatre saisons, l'ancien Rennais a su s'imposer comme l'un des meilleurs défenseurs du championnat espagnol. De l'autre côté des Pyrénées, il se dit que si un club avait le désir de s'attacher les services du joueur sévillan, il lui faudrait débourser pas moins de dix millions d'euros.
Une somme qui représente incontestablement un frein pour les trois formations françaises. Hormis peut-être pour l'OL. Mais les Gones sont-ils prêts à dépenser cette somme pour un joueur qu'ils veulent surtout de complément ? On peut en douter. En plus de l'indemnité de transfert qui n'est pas à la portée de toutes les bourses, Lyon, Marseille et Paris devront aussi faire face à la concurrence du Milan AC. Les Rossoneri cherchent également à se renforcer défensivement. S'ils songent également à William Gallas et surtout Philippe Mexès, il se dit en Italie qu'Escudé figurerait lui aussi en très bonne position sur les tablettes des dirigeants lombards. Autant dire que les Français n'auront pas la partie facile dans cette affaire.