Avec les arrivées de Vitorino Hilton, de Hatem Ben Arfa et de Bakari Koné cet été, Eric Gerets se frottait les mains d'avoir eu les recrues qu'il souhaitait. Doté d'un effectif de qualité et bien fourni en quantité, le technicien belge voyait déjà l'Olympique de Marseille priver l'Olympique Lyonnais d'un huitième titre de champion de France consécutif. Certes la saison est encore loin d'être finie, mais aujourd'hui, force est de constater que les Phocéens ne paraissent pas en mesure de priver les Gones d'un nouveau graal. La faute à une succession d'erreurs défensives amenant des contre-performances. En championnat comme en Ligue des Champions par ailleurs, une compétition où les Olympiens n'auront certes pas démérité, mais auront fait, dans l'ensemble, pâle figure avec quatre défaites en cinq rencontres.
«Il faut d'abord que je reste…»
Lassé de voir sa formation déjouer, Eric Gerets semble aujourd'hui quelque peu lassé. Son attitude alterne entre colère et résignation. En conférence de presse cette semaine, l'entraîneur marseillais a tapé du poing sur la table et ne s'est pas fait prier pour critiquer ses joueurs. «Mes joueurs savent ce qu'ils doivent améliorer. C'est une question d'état d'esprit, il n'y a que ça. Certains doivent nécessairement en changer, a lâché le technicien belge. Les joueurs n'auront plus le droit à aucun excuse. S'ils ne font pas leur boulot, ils se retrouveront sur le banc.» Les attaquants Hatem Ben Arfa et Bakari Koné seraient les cibles de l'entraîneur de l'OM. Gerets aurait en travers de la gorge leur manque d'implication défensive.
Plus surprenant, l'ancien joueur du PSV Eindhoven a laissé planer le doute sur son avenir à Marseille. Interrogé sur les possibles départs de Taye Taiwo et de Steve Mandanda en fin de saison, Gerets a botté en touche. «Si c'est nécessaire, on le fera, a répondu le Belge. Mais avant de parler de ça, il faut d'abord que je reste…» Une phrase qui en dit long sur les interrogations qui n'en finissent plus de naître dans l'esprit de l'entraîneur phocéen. En interne, il se dit que Gerets supporterait mal qu'on ne lui ait pas encore proposé à ce jour une prolongation de son contrat, lequel expire en juin prochain. L'idée de devenir le nouveau sélectionneur national belge lui trotte aussi peut-être dans la tête.