le 05/12/2008 à 16h03

Trois ans et demi ferme pour Santos

Pour Santos Mirasierra, le verdict est tombé. Le supporter de l'Olympique de Marseille, en détention préventive depuis le match de Ligue des Champions Atletico Madrid-OM début octobre, restera en prison. Le capo des Ultras a été condamné à trois ans et demi de prison ferme pour «troubles à l'ordre public» et «violences en réunion envers l'autorité ayant entraîné des blessures» . Son avocat a immédiatement fait appel.

Pour Santos Mirasierra, le verdict est tombé. Le supporter de l'Olympique de Marseille a été condamné vendredi à Madrid à trois ans et demi de prison ferme pour des violences commises en marge du match de Ligue des Champions Atletico Madrid-OM le 1er octobre, indique le club phocéen sur son site officiel. Le parquet avait requis huit ans de prison contre le supporteur marseillais pour «troubles à l'ordre public» et «violences en réunion envers l'autorité ayant entraîné des blessures» . L'avocat espagnol du supporter a immédiatement interjeté appel, annonce l'OM, qui fait part de son incompréhension.

Sévérité inouïe

L'avocat de sa famille et conseiller de Santos Mirasierra, Maître Gilbert Collard, a confirmé la peine à l'AFP affirmant son «caractère déraisonnable» et la jugeant d'une «sévérité inouïe» . Le parquet avait requis mercredi huit ans de prison, suivant en cela les requêtes du parquet. Santos était notamment accusé d'avoir jeté une chaise du stade Vicente-Calderon sur un policier, ce qu'il conteste, et d'en avoir bousculé un autre.

Mercredi à l'occasion de son procès, le supporter avait reconnu ce deuxième élément. Il l'avait justifié par sa volonté de porter secours à une femme à terre. «Quand vous voyez une femme être matraquée jusqu'au sang pour rien, vous ne pouvez pas rester les mains liées sans rien faire» , avait-t-il expliqué à La Provence avant son procès. A quatre jours du match retour entre l'OM et l'Atletico au Stade Vélodrome, l'état-major olympien et tous les supporters espéraient un verdict clément. La justice espagnole en a décidé autrement, alors qu'aucune image n'est venue prouver l'existence des faits reprochés à Santos.

Par Patrick Juillard, le 05/12/2008 à 16h03
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