le 13/12/2008 à 11h48

Giuly refuse l’étiquette

Si, pour beaucoup, le renouveau du Paris Saint-Germain est dû à la présence dans le groupe d'éléments expérimentés comme Claude Makelele et Ludovic Giuly, ce dernier refuse l'étiquette. L'ancien attaquant de la Roma affirme qu'il n'est pas là pour faire la police dans les rangs parisiens.

Cinquième du championnat après 17 journées, encore en lice pour se qualifier pour les 16es de finale de la Coupe de l'UEFA, en quart de finale de la Coupe de la Ligue, cela faisait longtemps que l'on n'avait pas vu le Paris Saint-Germain à pareille fête. Pour bon nombre d'observateurs, ce renouveau parisien est dû à l'arrivée cet été de deux éléments expérimentés, Claude Makelele et Ludovic Giuly. Il est vrai que, passés par le Real Madrid et Chelsea pour l'un, et par le FC Barcelone et l'AS Roma pour l'autre, le milieu de terrain et l'attaquant possèdent un CV qui forge le respect. Notamment pour les plus jeunes éléments du club de la capitale.

«On hait la défaite»

Pour autant, Ludovic Giuly refuse l'étiquette qu'on lui colle depuis le début de la saison. S'il reconnaît apporter toute son expérience au groupe, l'ancien Monégasque estime qu'il est venu avant tout pour ses qualités et qu'il n'est pas là pour faire la police au sein des rangs parisiens. «Claude prend plus la parole sur le terrain que moi. Si quelque chose ne va pas, on en discute, mais nous ne sommes pas des policiers non plus, affirme le petit attaquant dans les colonnes de L'Equipe. Dernièrement, on a discuté tous ensemble, parce que deux ou trois choses nous avaient interpellés. Tout le monde vit bien le truc : on ne peut pas tous être amis à l'intérieur d'un groupe. Mais sur le terrain, nous devons être unis.»

Giuly confirme d'ailleurs que le groupe parisien vit bien depuis le début de la saison. Et se forge même une véritable culture de la gagne au fil des semaines. «On forme un groupe qui travaille bien, qui réagit bien à tout ce que demande le coach. Chaque jour, on hait un peu plus la défaite, poursuit l'ex-joueur de la Roma. Mais le chemin est long, très long. On est en train de réussir une bonne première partie de saison, rien de plus.» De la bonne humeur, une rage de vaincre nouvelle, de la prudence : et si c'était ça la recette du renouveau parisien ?

Par Pierre-Damien Lacourte, le 13/12/2008 à 11h48
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