Menacé début décembre, l'emploi de Xabi Alonso semblait avoir retrouvé une certaine stabilité. Le Real Madrid avait enchaîné cinq victoires de suite avant la finale de la Supercoupe d'Espagne perdue face au FC Barcelone (2-3) dimanche, et malgré cet échec, une mise à l'écart du technicien basque ne semblait pas immédiatement d'actualité.
La Maison Blanche a donc pris beaucoup de monde de court en annonçant, lundi après-midi, la fin de sa collaboration avec son ancien milieu de terrain, six mois après sa nomination à la place de Carlo Ancelotti. Les deux parties se sont officiellement séparées d'un commun accord, bien qu'Alonso n'ait jamais eu l'intention de démissionner.
Un changement radical peu apprécié
Cela n'a pas empêché l'intéressé de déchanter. Selon de nombreuses sources en Espagne, le champion du monde 2010 a été très surpris que le club donne autant de pouvoir aux joueurs, remettant ainsi en cause son autorité au sein du vestiaire. La preuve pas plus tard que dimanche, avec la polémique de la haie d'honneur (voir article ici) : le coach madrilène demande à ses joueurs de féliciter le Barça avant la remise du trophée, Mbappé en décide autrement, et les Merengue suivent l'attaquant français au vestiaire plutôt que leur entraîneur.
L'Équipe ajoute que les méthodes révolutionnaires (trop de vidéo et de tactique) d'un coach un peu trop interventionniste au goût des joueurs n'ont jamais été acceptées, pas plus que le régime méritocratique un temps mis en place pour gagner sa place sur le terrain, au détriment de la loi des statuts. Les coups de colère à répétition de Vinicius Junior sur ses différents remplacements, en particulier lors du Clasico fin octobre en Liga (2-1), ont illustré les difficultés d'Alonso dans la gestion des egos.
Des principes reniés, une direction discrète
L'ex-joueur de Liverpool a d'abord dû renier ses principes pour tenter de sauver son emploi. Les performances livrées face à l'Atletico Madrid (2-1) et à Barcelone (bloc bas, pas de pressing, pas de jeu) en Supercoupe n'ont pas plu au board madrilène, et n'ont d'ailleurs rien à voir avec les préceptes prônés par Alonso au Bayer Leverkusen. Ce dernier a fini par trouver un accord avec les dirigeants, qui ne lui ont jamais témoigné un soutien sans faille, pour mettre un terme à sa mission.
La COPE indique en outre que, malgré un bail valable jusqu'en juin 2028, le Real ne lui versera que les salaires restants correspondant à la saison en cours, conformément à une clause présente dans son contrat, stipulant qu'en cas de séparation des deux parties avant la fin de la première saison, seuls les salaires de cette première année lui seraient réglés.
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