Une victoire dans un choc pour régler ses comptes ! Samedi, l'Olympique de Marseille a rendu une belle copie pour venir à bout du RC Lens (3-1) en Ligue 1 au Vélodrome. Encore prolifiques sur le plan offensif, les Phocéens ont égalé un record du club datant de 1970-1971 : 44 buts en 19 journées de championnat.
Invité à commenter cette force offensive au micro du diffuseur Ligue 1+, l'entraîneur olympien Roberto De Zerbi en a profité pour viser les médias français. «Toute la presse française devrait se mettre d'accord. Parfois, vous me dites qu'on joue mal et là, vous me dites qu'on met 44 buts. Peut-être que je devrais prendre le passeport français, comme ça vous diriez peut-être autre chose», a taclé l'Italien.
De Zerbi en rajoute une couche !
Une petite pique sans suite ? Pas du tout. Visiblement remonté après les critiques qui ont suivi la défaite contre Liverpool (0-3) mercredi en Ligue des Champions, le coach de l'OM en a rajouté une couche en conférence de presse. «Le contenu ? C'est à vous de me dire. Ce n'est pas quelque chose qui me concerne. Je sais comment on a joué. Et je sais aussi que, cette saison, Marseille n'avait jamais autant marqué depuis 1970-1971. Si tu marques, cela veut dire que tu as quelque chose en plus. Je n'ai pas à vous convaincre», a-t-il lancé.
Relancé sur cet agacement palpable, De Zerbi a ensuite réglé ses comptes en dénonçant un traitement particulier à cause de sa nationalité. «J'ai dit que, si j'avais le passeport français, ce serait différent. Je suis arrivé ici avec beaucoup de respect. Je me suis lié à Marseille, c'est un endroit spécial, mais beaucoup d'entre vous peuvent critiquer et se sentent comme des patrons. Beaucoup sont de mauvaise foi. Moi, je reste à ma place. Mais je pense que la nationalité change beaucoup de choses. Et, moi, je suis italien, fier de l'être. Mon seul patron, c'est Frank McCourt, c'est clair ?», a déclaré le Transalpin.
Les rapports se tendent
Cet épisode pourrait bien marquer un tournant dans les relations entre les journalistes français et De Zerbi, qui semble avoir mal vécu le traitement médiatique autour de l'OM ces dernières semaines. «Agacé ? Non, pas du tout. Vous écrivez ce que vous voulez, et moi je réponds comme j'ai envie. Si je souris ou pas, si je réponds sur la tactique ou non, c'est mon choix. En italien, on dit : 'je m'en fous'», a-t-il terminé. Une véritable mise au point.
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