Dans le football, tout va très vite. Un refrain entendu, répété, encore et encore. Pour Francesco Farioli, les sept derniers mois sont allés à la vitesse de l'éclair, de l'Ajax à Porto.
De la tragédie à l'obsession
À Amsterdam, la rupture a été brutale. Leader de l'Eredivisie avec neuf points d'avance à cinq journées du terme, son Ajax s'est effondré en enchaînant quatre matches sans victoire, dont deux lourdes défaites face à Utrecht (0-4) et Nimègue (0-3), avant de céder la première place au PSV. Un scénario inédit qui a précipité son départ – et ses chaudes larmes – au lendemain de la dernière levée, malgré une qualification pour la Ligue des Champions, sur fond de perte de crédit interne et de divergences assumées avec la direction sur la suite du projet.
Ce passage a pourtant servi de révélateur. À Porto, où André Villas-Boas n'a pas hésité à l'attirer, Farioli n'a pas cherché à réinventer son logiciel, il l'a durci. Le contrôle, la discipline, la gestion des temps faibles sont devenus une priorité absolue, avec l'idée de ne plus laisser le hasard s'inviter dans la fin de saison. C'est aussi ce qui explique la sensation de cap franchi, l'Italien ne donne pas l'impression d'être simplement bon, il donne l'impression d'avoir appris, lui qui s'était déjà forcé une réputation de bétonneur à Nice.
Le renouveau du Dragão
Les chiffres résument l'impact. Après 19 journées, Porto affiche 18 victoires, 1 nul, 0 défaite et surtout 40 buts marqués pour 4 encaissés, soit une moyenne de 0,21 but concédé par match. La saison passée, la défense des Dragons avait concédé 30 buts en 34 matchs de championnat, soit près d'un but par match, et Porto avait terminé avec 65 buts marqués pour 30 encaissés. Le changement d'échelle est net, presque violent, dans une équipe qui vient de se renforcer avec Thiago Silva, encore en grande forme malgré ses 41 printemps.
Cette solidité explique aussi sa récente prolongation jusqu'en juin 2028, quelques mois seulement après son arrivée sur la pointe des pieds. Porto n'est pas forcément l'équipe la plus spectaculaire d'Europe, mais c'est assurément un adversaire redoutable que personne n'aime affronter dans sa version actuelle. Le vrai test, désormais, sera d'étendre cette maîtrise lors des soirées de Ligue Europa, là où le moindre relâchement se paye comptant, et où Farioli doit encore transformer un excellent départ en maîtrise totale sur la distance.
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