le 04/02/2026 à 16h30

Real : Arbeloa, un pansement sur une jambe de bois

Alvaro Arbeloa ne fait pas l'unanimité.
Nommé intérimaire pour compenser le départ de Xabi Alonso, Alvaro Arbeloa a été choisi pour apaiser un vestiaire fragilisé et assurer la transition jusqu'à la fin de la saison. Un rôle assumé par le Real Madrid, mais qui peine à trouver une traduction claire sur le terrain comme dans la hiérarchie interne.

Alvaro Arbeloa le sait, il ne poursuivra pas sa mission à la tête du Real Madrid au-delà de la saison actuelle. Cette situation transitoire, connue de tous dès son arrivée, conditionne son action quotidienne et influence déjà la perception de son travail par le vestiaire. Un mois après sa nomination, le calme est revenu, mais les doutes persistent sur la direction sportive prise par l'équipe.

Un vestiaire apaisé, mais pas convaincu

Selon les informations rapportées par El Larguero, l'entraîneur espagnol a réussi à faire retomber la tension héritée de la période Xabi Alonso. Le climat à Valdebebas est jugé plus sain, les relations entre le staff et les joueurs se sont normalisées, et le club estime que ce simple apaisement justifiait le changement d'entraîneur. Le discours public, très autocritique, vise avant tout à protéger le groupe et à éviter toute fracture interne.

Mais cette pacification n'a pas été suivie d'un changement notable sur le plan du jeu. Plusieurs joueurs estiment que rien n'a réellement évolué tactiquement et qu'ils vivent cette période comme un prolongement sans ambition, comparable à un encadrement de transition. Les victoires, souvent laborieuses ou arrachées dans les dernières minutes, n'ont pas suffi à installer une dynamique collective forte ni à donner le sentiment d'un projet identifiable.

Une autorité déjà fragilisée

Les premières tensions sont apparues rapidement. L'absence de Dani Ceballos face à Benfica ou les choix effectués contre le Rayo Vallecano ont été discutés directement dans le vestiaire. Ces échanges, jugés longs et tendus après certains matchs, quitte à retarder une conférence de presse, témoignent d'une autorité encore fragile, d'autant plus que le statut intérimaire du champion du monde 2010 est pleinement intégré par les joueurs.

La gestion du cas Fran Garcia a accentué ce malaise. Le latéral gauche s'était préparé à quitter le club avant que sa sortie ne soit bloquée, provoquant incompréhension et frustration. Dans un contexte où l'entraîneur assume publiquement toutes les responsabilités, parfois à l'extrême, le vestiaire conserve une large marge de manoeuvre. Faute de cap sportif clair, le Real avance sans plan lisible, dans une transition qui apaise sans construire.

Comprenez-vous la réaction du vestiaire vis-à-vis d'Alvaro Arbeloa ? N'hésitez pas à réagir et débattre dans la zone «Ajouter un commentaire» ...

Par Youcef Touaitia, le 04/02/2026 à 16h30
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