La situation se complique sérieusement pour John Textor. L'homme d'affaires américain ne siège plus au sein d'Eagle Football Holdings BidCo, la structure qui détient les actions et les droits juridiques des clubs de la multipropriété, dont l'Olympique Lyonnais. L'information, officialisée mardi par un communiqué juridique, confirme une éviction remontant en réalité au 27 janvier dernier.
A cette date, Textor a été relevé de ses fonctions de directeur avec effet immédiat à la demande du créancier Ares Management. Cette décision est intervenue dans un contexte de tensions extrêmes, quelques heures seulement avant l'assemblée générale d'Eagle Football Group.
Une tentative de reprise de contrôle avortée
Conscient de perdre la main sur la gouvernance, le natif de Kirksville avait tenté un véritable coup de force. Avec ses avocats, il avait cherché à révoquer deux administrateurs indépendants - Hemen Tseayo et Stephen Welch - afin de neutraliser leurs votes et d'écarter Michele Kang, désormais à la tête de l'OL. Soutenue par Ares, cette dernière a résisté à ce coup de force, entraînant l'éviction immédiate du dirigeant.
Cette révocation marque un tournant majeur. Désormais privé de tout pouvoir au sein de la structure clé de la multipropriété, Textor voit son influence s'effondrer. D'autant que cette mise à l'écart s'accompagne d'une demande de remboursement d'Ares, ce qui accentue encore la pression financière et politique sur l'homme d'affaires. Si l'Américain s'est déjà illustré par sa capacité à rebondir dans des situations complexes, les marges de manoeuvre semblent aujourd'hui extrêmement réduites.
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