Le scénario commence à se répéter dangereusement. Samedi, sur la pelouse du Havre, le Paris Saint-Germain a encore manqué un penalty, cette fois par Désiré Doué. Un raté supplémentaire dans une saison déjà marquée par une inefficacité inhabituelle dans l'exercice.
En conférence de presse, Luis Enrique n'a pas esquivé le sujet. «On est dans un moment particulier» , a reconnu l'entraîneur espagnol, confirmant qu'aucun tireur attitré ne serait désigné pour l'instant. La rotation va continuer. Et le doute avec.
Un effondrement statistique
Le constat est sévère : 10 penalties obtenus cette saison, 5 transformés, 5 manqués. Soit 50% de réussite, très loin des standards européens qui oscillent autour de 75 à 80%. À ce niveau, le PSG fait figure d'exception dans le mauvais sens du terme. Les échecs se répartissent entre plusieurs joueurs – Ousmane Dembélé à deux reprises, Bradley Barcola, Vitinha et désormais Désiré Doué – sans qu'aucun ne parvienne à installer une continuité.
Le contraste est d'autant plus frappant que Paris affiche une réussite presque totale lors des séances de tirs au but depuis un an avec des séances gagnées face à Liverpool, Tottenham, Flamengo et l'OM. Le problème dépasse donc la simple qualité de frappe. Il touche à la hiérarchie et à la gestion émotionnelle. À force de désigner un tireur différent, le club entretient une forme d'incertitude qui nourrit la pression à chaque coup de sifflet.
Une hiérarchie impossible à stabiliser
Sur le papier, Gonçalo Ramos présente le profil le plus rassurant. L'attaquant portugais possède un excellent ratio en carrière avec un seul raté sur douze tentatives. Mais son statut de joker limite mécaniquement son influence. Le Lusitanien n'est pas toujours sur le terrain au moment décisif, comme encore au Havre, dans un match où son coach a pourtant fait tourner. Difficile, dans ces conditions, d'en faire une solution structurelle.
Les alternatives existent sans convaincre totalement. Achraf Hakimi dispose du leadership et du statut pour assumer cette responsabilité. Vitinha, autrefois fiable, semble traverser une période de doute. Luis Enrique préfère maintenir la rotation plutôt que figer une hiérarchie. Pourtant, l'histoire récente du club montre qu'un grand PSG s'appuie souvent sur un spécialiste évident. Tant qu'aucun joueur ne s'imposera naturellement, chaque penalty continuera de ressembler à un pari plus qu'à une certitude.
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