Cette fois, Arsenal ne veut pas lâcher le morceau. Après trois saisons de suite terminées à la 2e place de la Premier League, les Gunners emploient des méthodes assez minimalistes pour gérer leur avance au classement et résister à la pression.
Bien moins flamboyante dans le jeu ces dernières semaines, l'équipe de Mikel Arteta s'appuie sur ce qu'elle sait faire de mieux : marquer sur coups de pied arrêtés. Puis, quand le navire tangue, elle fait le dos rond, gâche du temps, quitte à agacer ses adversaires.
Un style qui agace
Le coach de Brighton, Fabian Hürzeler, en a ras-le-bol. Après la défaite des Seagulls contre Arsenal (0-1) mercredi en championnat, l'entraîneur allemand a sévèrement critiqué le style de jeu de son adversaire. «Une seule équipe a essayé de jouer au football. Je ne serai jamais le genre d'entraîneur à chercher à gagner de cette façon», a-t-il taclé en conférence de presse.
«Bien sûr, toutes les équipes font traîner les choses quand elles mènent, mais il faut fixer des limites, et ces limites doivent être fixées par la Premier League. Ce sont les arbitres qui doivent les fixer. Pour l'instant, ils font ce qu'ils veulent. J'ai l'impression qu'Arsenal joue selon ses propres règles, peu importe son style de jeu», a poursuivi Hürzeler. Les longs arrêts de jeu provoqués par le gardien David Raya l'ont notamment exaspéré.
Arteta ignore
Ainsi, ce n'est pas Hürzeler qui va donner tort à Ruud Gullit et ses propos sur la morosité du foot actuel (voir article ici). Ce Brighton-Arsenal a presque été un supplice pour lui. «Où cela va-t-il nous mener ? C'est la question que je me pose. Dans un match, on joue 60 minutes (de temps effectif, ndlr), et contre Arsenal, seulement 50. Dix minutes de différence, et c'est pour ça que les supporters paient !», s'est-il emporté.
Et de conclure : «Si je demandais à toutes les personnes présentes dans cette salle : 'Avez-vous vraiment apprécié ce match ?', je suis sûr que, hormis un supporter d'Arsenal, personne ne lèverait la main. Aucune chance.» Réponse d'Arteta ? «Quelle surprise ! Il suffit de revoir les matchs précédents pour voir qu'on entend toujours ce genre de commentaires. J'aime mes joueurs, j'aime notre façon de jouer.» Vive le pragmatisme, aurait-il voulu crier : à huit journées de la fin, Arsenal a pris 7 points d'avance sur Manchester City, 2e, qui compte un match de retard.
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