le 06/03/2026 à 12h38

Tottenham : dans quel bourbier s'est mis Tudor ?

Trois défaites en trois matchs pour Igor Tudor à Tottenham...
Igor Tudor pensait sans doute saisir une opportunité rare en acceptant Tottenham, mi-février, pour une mission de sauvetage jusqu'à la fin de saison. Mais en trois matchs, le Croate a surtout découvert un vestiaire à vif, une équipe qui s'effondre au moindre coup dur et un club désormais engagé dans la lutte pour le maintien.

Nommé pour remettre de l'ordre dans une équipe déjà très abîmée, Igor Tudor n'a pas pris un banc ordinaire. Il a accepté un poste d'urgence, dans un grand club, au pire moment. La vraie question n'est donc pas seulement de savoir pourquoi Tottenham l'a choisi, mais pourquoi lui a dit oui à un chantier aussi instable.

Le désir de rebondir vite

Quand Tottenham officialise sa venue le 14 février, le discours est clair : Tudor est là pour stabiliser les performances, réorganiser l'équipe et produire un impact immédiat. Le club ne lui vend pas un projet, mais une opération commando avec un contrat signé jusqu'en juin prochain. C'est d'ailleurs exactement ce que sa réputation met en avant depuis plusieurs années, celle d'un entraîneur capable d'entrer dans un contexte tendu et de secouer un groupe en urgence.

Dans cette logique, son choix se comprend. Sorti d'une expérience écourtée à la Juventus après une série noire, le Croate avait aussi besoin de reprendre la main sur son image. Refuser Tottenham, c'était prolonger le vide et rester associé à un échec récent. Accepter, c'était récupérer une vitrine immense, en Premier League, avec une promesse simple, celle de sauver un géant malade et relancer instantanément sa cote. Le calcul pouvait se défendre. Sur le papier, il y avait beaucoup à gagner.

Un vestiaire plus cassé que prévu

Le problème, c'est que Tudor n'a pas trouvé une équipe en difficulté, mais un club en pleine dérive. À son arrivée, Tottenham ne possédait déjà que cinq points d'avance sur la zone rouge. Après la défaite contre Crystal Palace (1-3), jeudi, les Spurs ne comptent plus qu'un point de marge, avec trois revers en trois matchs sous ses ordres et une atmosphère devenue franchement toxique. Le coach de 47 ans a beau assurer qu'il croit davantage en son équipe après cette rencontre, le terrain montre surtout une formation fragile nerveusement et incapable d'absorber le moindre choc.

C'est là que son pari vire au bourbier. Tudor a accepté une mission très dure, mais il a peut-être sous-estimé la profondeur de la crise. Remettre une structure défensive, imposer des choix forts et trier ceux qui sont «dans le bateau» peut fonctionner dans un groupe simplement déboussolé. C'est beaucoup plus incertain quand la confiance a fondu, que les résultats ont disparu et que tout ressemble à des sables mouvants. Reste désormais à savoir jusqu'où il s'enfoncera avec une équipe incapable de gagner le moindre match depuis décembre...

Igor Tudor a-t-il bien fait d'accepter la mission à Tottenham ? N'hésitez pas à réagir et débattre dans la zone «Ajouter un commentaire» ...

Par Youcef Touaitia, le 06/03/2026 à 12h38
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