Monaco a souvent le chic pour se réveiller quand la saison entre dans sa «zone de vérité» . Cette version 2025-2026 semble reprendre le même chemin, avec une série qui relance totalement un club revenu de nulle part après plusieurs mois de flottement.
Un retour brutal dans la course
Le redressement est net. Après une période noire entre novembre et janvier, marquée par sept défaites en neuf journées de Ligue 1, Monaco a totalement inversé la tendance. L'ASM reste désormais sur sept matchs sans défaite, dont cinq victoires, avec quatre succès de rang contre Nantes, Lens, Angers et le Paris Saint-Germain. Surtout, les Monégasques ont repris de la consistance dans les deux surfaces, avec 15 buts marqués et seulement 4 encaissés sur cette série. À 40 points après 25 journées, ils ne sont plus qu'à trois longueurs de l'OM, cinq de l'OL et treize de Lens, avec un match d'avance sur plusieurs concurrents.
La victoire au Parc a évidemment changé la perception générale. Battre le PSG une deuxième fois cette saison, après le 1-0 de l'aller, relève de l'exploit et agit comme un marqueur fort. Thilo Kehrer a insisté sur l'énergie et l'intensité nécessaires pour gagner à Paris, Denis Zakaria a évoqué une équipe qui se savait capable de cet exploit, et Sébastien Pocognoli a lui-même reconnu que ce succès ravivait les regrets de la Ligue des Champions. Le message est clair : à onze contre onze, Monaco peut regarder tout le monde dans les yeux. Personne n'a autant secoué Paris ces derniers mois, et cette conviction nouvelle pourrait peser lourd dans la dernière ligne droite.
Le calendrier dit tout
La réception de Brest, la semaine prochaine, devra servir de confirmation immédiate, puis Monaco ira à Lyon avant de recevoir l'OM. Deux confrontations directes en l'espace de quinze jours contre les deux équipes juste devant au classement. Si l'ASM prend au moins six points sur ce triptyque, elle se replacera pleinement avant une fin de calendrier beaucoup plus ouverte, avec le Paris FC, Auxerre, Toulouse, Metz, Lille et Strasbourg. Autrement dit, le podium ne se jouera sans doute pas seulement sur la forme du moment, mais sur la capacité de la formation princière à surfer sur une vague de plus en plus imposante.
L'histoire récente du club pousse à prendre cette hypothèse au sérieux. Monaco est devenu un spécialiste des atterrissages : troisième en 2021-2022 après un finish délirant, deuxième en 2023-2024 après une montée en puissance printanière, encore troisième en 2024-2025 malgré une saison plus irrégulière. Ce club a l'habitude d'accélérer quand les autres commencent à trembler. Oui, Monaco peut être la grosse cote de cette fin de saison. Et au vu de sa série, de son calendrier et de son passif dans les sprints finaux, ce ne serait même plus une surprise. En tout cas, la concurrence sait à quoi s'en tenir.
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