Présent à Zenica pour assister à la chute de la Nazionale, Ceferin n'a pas accablé les joueurs, défendant même le président de la fédération, Gabriele Gravina. Le dirigeant slovène a en revanche élargi le débat pour dresser un constat sévère sur le football italien, en visant directement les responsabilités politiques. Pour lui, la question dépasse largement le cadre du terrain.
Un retard structurel qui freine tout
L'avocat de profession n'a pas pris de pincettes. «Peut-être que les politiques italiens devraient se demander pourquoi l'Italie a l'une des pires infrastructures d'Europe» , a lâché Ceferin dans La Gazzetta dello Sport. Une sortie directe, qui cible l'immobilisme des instances et les difficultés à moderniser des stades souvent vieillissants.
Selon lui, le problème est plus profond. «Le plus gros problème du football italien, c'est le lien entre la politique du football et la politique normale. Si tout le monde s'aligne, l'Italie redeviendra une grande nation.» Derrière ce constat, c'est un système entier qui est visé, freiné par des blocages administratifs et un manque de coordination. Résultat, les projets avancent lentement et peinent à se concrétiser.
La pression de l'Euro 2032
Le président de l'UEFA a également envoyé un avertissement clair. «Si les infrastructures ne changent pas, l'Euro 2032 ne se jouera pas en Italie.» Avant d'insister : «J'espère que les infrastructures seront prêtes, sinon, le tournoi ne se déroulera pas en Italie.» Une pression forte pour un pays censé coorganiser la compétition avec la Turquie.
Les chiffres confirment ce retard. Entre 2007 et 2024, seuls six stades ont été rénovés en Italie, contre dix-neuf en Allemagne et douze en France. Dans le même temps, les projets à Bari, Naples ou Vérone continuent de piétiner, freinés par des blocages politiques et administratifs. Un retard qui, cette fois, pourrait avoir des conséquences très concrètes.
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