le 23/04/2026 à 13h39

Chelsea : moqué, Rosenior n'a pas été aidé par ses joueurs...

A Chelsea, Rosenior n'aura pas duré.
Limogé par Chelsea après moins de quatre mois sur le banc londonien, Liam Rosenior a payé les récents mauvais résultats de son équipe. Surtout, le technicien anglais n'a jamais vraiment fait l'unanimité dans son vestiaire.

Moins de quatre mois après son arrivée, la parenthèse Liam Rosenior s'est refermée brutalement à Chelsea. Officiellement, 10 défaites en 23 matchs auront scellé son sort. Officieusement, c'est un vestiaire qui a progressivement lâché son entraîneur de 41 ans.

Arrivé en janvier pour succéder à Enzo Maresca, Rosenior débarquait pourtant avec une cote flatteuse. Son passage remarqué à Strasbourg, marqué par une qualification européenne inattendue, avait nourri l'idée d'un technicien moderne, adepte d'un jeu ambitieux. Mais à Londres, le vernis a rapidement craqué.

Une autorité peu respectée

Le tournant intervient mardi, après une défaite à Brighton (0-3), la cinquième de suite en championnat. Pour la première fois, Rosenior critique publiquement ses joueurs. «L'attitude a été inacceptable. (…) Il faut que quelque chose change drastiquement. Les joueurs doivent se regarder dans le miroir», avait-il lancé. Moins de 24 heures plus tard, c'est l'entraîneur que le club a décidé de changer. Un timing révélateur d'un lien déjà rompu.

Car les signaux s'accumulaient depuis plusieurs semaines. Vestiaire divisé, cadres silencieux lors des réunions, fuites à répétition avant les grandes échéances, notamment face au Paris Saint-Germain en Ligue des Champions... L'autorité du technicien s'effritait depuis un certain temps, comme le révèle la BBC ce mercredi.

Surnommé «le prof remplaçant»

Au sein du vestiaire, le manque d'expérience de Rosenior en Premier League a rapidement alimenté les doutes, notamment chez les cadres hispanophones comme Marc Cucurella ou Enzo Fernández. Certains l'avaient même affublé d'un surnom peu flatteur : «le prof remplaçant». Le Londonien était plutôt respecté par les joueurs anglais, mais les blessures de Trevoh Chalobah, Cole Palmer et Reece James ne l'ont pas aidé.

Sur le terrain, ses choix n'ont rien arrangé. Son approche offensive face au PSG en Ligue des Champions, sanctionnée par un cinglant 8-2 sur l'ensemble des deux matchs, ou encore certaines expérimentations défensives hasardeuses – comme le choix d'aligner le jeune défenseur central Mamadou Sarr au poste d'arrière droit lors du match retour contre les Parisiens, dont l'erreur a offert un but rapide à Khvicha Kvaratskhelia – , ont fini de décrédibiliser son discours.

Qui pour le remplacer ?

Respecté sur le plan humain, Rosenior n'a jamais réussi à embarquer son groupe. Les dirigeants londoniens se retrouvent ainsi face à une double problématique : trouver un successeur capable de faire gagner des trophées mais aussi d'obtenir l'adhésion d'un vestiaire pas facile à gérer. Andoni Iraola (Bournemouth), Edin Terzic (libre), Marco Silva (Fulham), Cesc Fabregas (Côme) ou encore Xabi Alonso (libre) sont des premiers noms qui circulent. La question est de savoir si ces entraîneurs auront envie de rejoindre un club peu réputé pour sa stabilité ces dernières années.

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Par Romain Rigaux, le 23/04/2026 à 13h39
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