le 24/04/2026 à 12h04

Botafogo : nouvelle claque pour Textor

Encore une défaite pour John Textor...
L'éviction de John Textor de la direction de Botafogo, prononcée cette nuit par la justice brésilienne, marque un tournant brutal. Acculé par ses créanciers et rattrapé par des chiffres officiels bien loin de ses promesses, l'homme d'affaires américain voit son système multi-clubs fortement fragilisé.

Il ne lui reste plus grand-chose à diriger. Après avoir perdu le contrôle opérationnel de l'Olympique Lyonnais puis celui de sa propre holding, John Textor est désormais suspendu de ses fonctions à Botafogo.

La décision du Tribunal Arbitral de la Fondation Getúlio Vargas tombe comme un couperet, dénonçant des manoeuvres unilatérales qui auraient pu causer des «dommages irréparables» au club brésilien.

Des flux financiers anormaux

L'instabilité du système Textor repose sur un vaste bricolage financier entre Lyon, Botafogo et le RWDM, une circulation d'argent qui a fini par alerter les autorités. Alors que l'Américain clamait partout que l'OL devait 125 millions d'euros à Botafogo pour justifier ses actions en justice, les documents déposés mercredi devant les tribunaux brésiliens racontent une tout autre histoire, affirme RMC Sport. La liste officielle des créanciers révèle que c'est en réalité Botafogo qui doit encore de l'argent à Lyon, avec une dette tracée de 30 millions de réais (environ 5 M€).

Ce décalage de 120 M€ entre les discours publics de Textor et la réalité comptable a fini par briser la confiance de ses derniers partenaires. Selon la radio, la justice brésilienne soupçonnerait désormais le dirigeant d'avoir utilisé des «écrans de fumée» pour masquer une insolvabilité croissante. En tentant de transférer les parts de Botafogo vers une société basée aux îles Caïmans sans l'accord de ses prêteurs, une décision qui aurait poussé ses créanciers à exiger son retrait immédiat pour protéger les actifs restants.

Un empire démantelé par ses propres dettes

La chute de la galaxie Eagle s'accélère à mesure que les dettes deviennent exigibles. À Lyon, la valeur du club a fondu, passant de 800 M€ lors du rachat à une estimation actuelle proche des 300 M€, plombée par un passif de 500 M€. Cette dévaluation massive a forcé la société britannique Cork Gully à prendre les commandes de la holding Eagle Bidco, évinçant définitivement Textor du processus de décision. L'Américain n'est plus le patron, il est devenu un spectateur de son propre démantèlement.

À Botafogo, le passif déclaré atteint désormais 1,1 milliard de réais (plus de 190 M€), forçant le club à demander un redressement judiciaire. Des soupçons d' «abus de biens sociaux» liés à certains transferts sont également évoqués, tandis que la prise de pouvoir du fonds Ares illustre la perte de contrôle progressive de Textor. S'il tente encore de contester ces décisions, le constat est sans appel : son système a épuisé son crédit et ses clubs sont désormais aux mains d'administrateurs chargés de limiter la casse financière.

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Par Youcef Touaitia, le 24/04/2026 à 12h04
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