Les quarts de finale de la Ligue des Champions ont été marqués par plusieurs polémiques arbitrales. Par exemple, le FC Barcelone a peu digéré l'expulsion de Pau Cubarsi au match aller contre l'Atletico Madrid. Le Real Madrid, lui, s'est plaint du deuxième carton jaune adressé à Eduardo Camavinga, qui a bien aidé le Bayern Munich pour se qualifier.
Finalement, peu importe la compétition, l'arbitrage est régulièrement la source de débats. Supporters, entraîneurs, joueurs ou dirigeants, beaucoup se plaignent chaque week-end des décisions arbitrales. Et, plus étonnant, c'est aussi le cas du président de l'UEFA, Alexander Ceferin.
«Personne n'y comprend rien»
Lors d'une conférence organisée à Madrid, Ceferin a tenu des propos critiques envers l'arbitrage actuel. «Parfois, les supporters ne peuvent pas comprendre les différentes interprétations des règles d'un match à l'autre, et je les comprends : moi non plus, je n'y comprends plus rien» , a avoué le patron du football européen.
Le dirigeant slovène prend notamment l'exemple des mains dans la surface : «Personne n'y comprend rien. Si c'est penalty ou pas, si c'est intentionnel ou non... Comment le savoir ? Vous n'êtes pas psychiatre !» , a-t-il lancé avec ironie. Il a aussi pointé une mauvaise utilisation de l'assistance à l'arbitrage.
«C'est l'arbitre sur le terrain qui décide»
Intégrée dans le football pour mettre fin aux polémiques sur l'arbitrage, la VAR n'a finalement pas fait disparaître le problème. Elle corrige de nombreuses erreurs, certes, mais son utilisation est régulièrement critiquée. «Ce que nous essayons d'expliquer aux arbitres, c'est que c'est l'arbitre sur le terrain qui décide. La VAR ne doit intervenir qu'en cas d'erreur claire et manifeste» , rappelle le Slovène.
Il regrette aussi les interruptions trop longues observées durant certains matchs lors de la vérification des images. «Les interventions doivent être courtes, pas comme certaines fois en Liga ou en Premier League, avec 10 ou 15 minutes d'arrêt pour vérifier une action» , a-t-il râlé. Une sortie qui peut surprendre de la part du président de l'UEFA, qui reconnaît que les clubs européens l'«appellent surtout pour se plaindre et rarement pour saluer une décision favorable» . Ceferin avait visiblement des messages à faire passer.
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