le 03/05/2026 à 10h00

OM : annus horribilis

Mason Greenwood n'a plus marqué depuis deux mois.
Encore troisième de Ligue 1 début janvier, tout proche d'un trophée et toujours engagé sur tous les tableaux, l'Olympique de Marseille a vu sa saison basculer en quelques mois. Entre désillusions sportives, instabilité interne et naufrages défensifs, le club phocéen traverse une séquence noire.

Le 8 janvier, l'OM pouvait encore regarder haut. Roberto De Zerbi était sur le banc, Pablo Longoria présidait le club, la Ligue des Champions restait ouverte et la Coupe de France offrait encore une voie vers un titre.

Quatre mois plus tard, le décor a changé du tout au tout. Marseille n'a plus rien à gagner, a quitté l'Europe, a disparu de la Coupe, a changé d'entraîneur, perdu sa stabilité dirigeante et glissé hors des places qualificatives pour la C1.

Une saison qui a tourné au vinaigre

Le symbole le plus cruel reste peut-être ce Trophée des Champions perdu contre le Paris Saint-Germain (2-2, 1-4 tab), alors que l'OM se trouvait à quelques secondes d'un premier titre depuis 2012. Ce soir-là, Marseille pensait tenir un déclic. Au lieu de cela, le club a ouvert une série de frustrations qui n'a jamais vraiment cessé. La Ligue des Champions a ensuite offert un scénario encore plus dur, avec deux défaites finales contre Liverpool (0-3) puis à Bruges (3-0), avant une élimination au goal average, sur le fil, au bout d'un multiplex complètement fou... et un but du gardien de Benfica.

En Ligue 1, la chute est tout aussi frappante. Après 17 matchs, Marseille possédait 32 points, 36 buts marqués, seulement 17 encaissés et une différence de buts de +19. Avant la claque contre le PSG (5-0), l'OM était encore troisième avec 39 points et une différence de +24. Depuis, tout s'est effondré. Après la défaite à Nantes (3-0), le club affiche 53 points, 44 buts encaissés et a même glissé derrière Monaco. Le plus inquiétant reste cette dérive défensive : 29 buts concédés en 16 matchs de Ligue 1 en 2026, seul Metz, relégué en Ligue 2, faisant pire sur la période.

Beye, symbole d'un pari raté

Le choix Habib Beye illustre aussi le désordre marseillais. L'ancien entraîneur de Rennes, débarqué de Bretagne dans un contexte tendu, a été parachuté dans un OM déjà secoué par l'élimination européenne et la correction subie au Parc des Princes. Le contraste est cruel : Rennes a confié son banc à Franck Haise – lui aussi au bord du burnout à Nice – et s'est replacé dans la course au podium, pendant que Marseille a reculé. Avec cinq revers sur ses dix premiers matchs de Ligue 1, Beye signe même le pire départ d'un coach olympien depuis Roland Gransart en 1984.

La défaite à Nantes résume l'ampleur du déclassement. Les Canaris n'ont gagné que cinq matchs de championnat cette saison, dont deux contre l'OM, et cette nouvelle sortie de route peut coûter très cher. Marseille n'est plus seulement décroché dans la course à la Ligue des Champions : le club pourrait même manquer toute qualification européenne, sauf si la victoire de Lens en finale de Coupe de France libère un ticket supplémentaire pour la Ligue Conférence. En quelques mois, l'OM a perdu son fil, son élan et une bonne partie de ses certitudes.

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Par Youcef Touaitia, le 03/05/2026 à 10h00
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