Première apparition dans un groupe professionnel, première entrée en jeu, premier ballon, premier but. Mezian Mesloub a vécu les débuts dont tout joueur rêve, en enfilant la cape de héros seulement onze secondes après sa sortie du banc, vendredi, afin de permettre à Lens de battre Nantes (1-0) en Ligue 1.
Intervenu seulement cinq secondes après la remise en jeu de Matthieu Udol, il s'agit du but le plus rapide pour un remplaçant en L1 depuis qu'Opta récolte cette donnée. Il a eu son importance : en s'imposant, les Sang et Or ont verrouillé a minima la 2e place au classement.
Walid, le père, n'avait pas les mots
Dans les tribunes, son père Walid, ancien capitaine du club lensois, a eu du mal à réaliser ce que venait de faire Mezian. «Aujourd'hui, je suis très fier. J'étais très ému pour sa convocation, mais le voir fouler la pelouse, avec un enjeu derrière... Le voir faire ça, très honnêtement, je n'étais pas prêt. Je savais de quoi il était capable, mais je ne pensais pas qu'il allait être aussi précoce», a confié l'ancien milieu de terrain sur Ligue 1+.
«Je suis fier de lui en tant que papa, comme toute sa famille. Il travaille beaucoup. Il a été récompensé mais le chemin est encore long. On va tout faire pour l'accompagner au mieux. (...) Ce soir, j'ai la chance que ce soit mon fils, mais j'espère qu'il y en aura d'autres. Je suis très heureux, je ne réalise pas vraiment ce qu'il s'est passé ce soir», a poursuivi l'ancien international algérien, reconnaissant également envers le travail réalisé par l'encadrement du club pour les jeunes du centre de formation.
Leca l'a vu grandir
Mezian Mesloub n'a que 16 ans et demi, mais pour Jean-Louis Leca, le directeur sportif artésien, le milieu offensif est encore ce gamin qui venait dîner avec son père, lorsque les deux hommes jouaient ensemble au RCL. «J'ai démarré l'aventure lensoise avec son papa, qui était mon capitaine. Il est venu à la maison quand il avait 10 ans, et plus d'une centaine de fois. C'est tellement d'émotions», a savouré l'ancien gardien sur L1+.
Le coach Pierre Sage, lui, s'est imaginé ce que Mezian pourra dire dans quelques années à sa descendance. «Il aura des choses à raconter à ses enfants et petits-enfants. Peu importe l'âge, quand on a du talent, on peut l'exprimer à tous les niveaux. Il en est l'incarnation ce soir. (...) Les belles histoires s'écrivent comme ça», a apprécié celui qui a eu la bonne idée de lancer son prodige sur le terrain au bon moment. Et qui pourrait lui redonner sa chance face à Paris ou Lyon, deux rencontres qui pourraient avoir un enjeu assez limité en fonction de ce que fait le PSG face à Brest dimanche.
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