Lucas Chevalier ne s'attendait pas à une première année aussi complexe dans la capitale. Choisi pour succéder à Gianluigi Donnarumma, l'ancien Lillois joue déjà son avenir au club. Désormais doublure de Matvey Safonov, il fait face à une nouvelle concurrence interne qui menace de le pousser définitivement vers la sortie.
Renato Marin profite de la moindre ouverture
Déjà intéressant contre Lorient, Renato Marin a encore marqué des points face à Brest (1-0), dimanche. Avec des interventions décisives et une personnalité affirmée, le jeune Italien a dégagé une assurance bluffante pour son âge. Sorties autoritaires, présence aérienne et arrêts réflexes : Marin n'a pas semblé perturbé par l'enjeu de cette fin de saison, affichant une agressivité positive qui a immédiatement séduit le staff parisien.
Luis Enrique n'a d'ailleurs pas caché son enthousiasme : «Renato Marin a fait des arrêts de très haut niveau. Il a été courageux et a fait un très bon boulot» . Ce discours est loin d'être anodin pour un élément sans expérience. Au-delà des parades, le PSG apprécie son profil complet : un grand gabarit à l'aise au pied, calme sous pression et capable de s'engager physiquement sans hésiter, comme l'ont prouvé ses sorties courageuses dans les pieds brestois.
Chevalier perd son espace vital
Le problème pour Chevalier est que cette montée en puissance de Marin réduit son espace dans la hiérarchie à peau de chagrin. Safonov est le titulaire installé et Paris voit désormais en Marin une option crédible pour le rôle de numéro deux. À 24 ans, l'ancien Dogue semble incompatible avec un statut de doublure durable, surtout après une demi-saison blanche où il n'a plus disputé la moindre minute depuis la fin du mois de janvier.
Si beaucoup imaginaient un retour en force du Français la saison prochaine, l'idée s'effrite. Safonov disputera la finale de la Ligue des Champions et le club valide son évolution. L'ascension de Marin change la donne : Luis Enrique adore les jeunes qui saisissent leur chance instantanément. Coincé entre un titulaire qui gagne et un espoir qui pousse, Chevalier voit son avenir parisien s'assombrir sérieusement avant même d'avoir pu réellement s'exprimer.
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