Ce fut le premier feuilleton d'une saison qui n'en a pas manqué à Marseille. Neuf mois plus tard, Jonathan Rowe livre sa version. Dans une interview accordée à The Athletic, l'ancien ailier de l'OM est revenu sur sa bagarre avec Adrien Rabiot, survenue après la défaite marseillaise à Rennes (0-1), lors de la première journée de Ligue 1, le 15 août 2025.
Rabiot aurait frappé le premier
Cet épisode avait profondément secoué le vestiaire olympien dès le lancement de la saison. «Ça a dégénéré. C'était à cause d'une remarque qu'il a faite, raconte l'Anglais. Le fait est que De Zerbi et Mehdi (Benatia), le directeur sportif, n'ont pas vu le premier coup de poing de Rabiot au début. Ils m'ont seulement vu revenir et le frapper. Ils ont donc probablement pensé que je l'avais frappé sans raison. J'ai dû leur expliquer la situation par la suite.»
«On était à fleur de peau. Les choses ont dégénéré. Ce genre de choses arrive souvent dans les vestiaires, plus souvent que les gens ne le pensent» , poursuit le joueur de 23 ans. Mais le président Pablo Longoria, qui a depuis quitté le club phocéen, avait déclaré qu'il s'agissait d' «un incident d'une extrême gravité et d'une violence inouïe» . Et si le Français aurait donc porté le premier coup, les deux joueurs ont été placés sur la liste des transferts. Rabiot a rejoint le Milan AC, tandis que Rowe a signé à Bologne.
Rowe s'ennuyait à l'entraînement
En Italie, les séances de Roberto De Zerbi ne semblent d'ailleurs pas lui manquer. Rowe a parfois trouvé le temps long à la Commanderie. «Parfois, je m'ennuyais un peu à l'entraînement car la construction du jeu se concentrait surtout sur la défense et les milieux de terrain pour nous permettre, à nous les attaquants, de recevoir le ballon. On restait debout en plein soleil pendant des heures. Mais d'une certaine manière, ça entraîne le cerveau à rester concentré, quoi qu'il arrive pendant le match. Vous toucherez peut-être le ballon une fois toutes les 10 ou 15 minutes, mais quand vous l'aurez, vous devrez être décisif, créer des occasions» , raconte-t-il.
Il avoue toutefois avoir eu besoin de temps pour s'adapter à un autre style de football à Bologne : «C'était un changement radical par rapport à Marseille avec De Zerbi, où il fallait conserver le ballon et chercher la moindre ouverture, le moindre espace entre les lignes. A mon arrivée, j'essayais surtout de combiner avec les joueurs, de faire des passes courtes. Eux, ils jouaient long. Et je me disais : "Mais qu'est-ce que vous faites ?" Ils me répondaient : "C'est comme ça qu'on joue !" C'était un peu bizarre. Mais avec le temps, naturellement, on crée des liens, on tisse des relations avec ses coéquipiers. On commence à comprendre leurs points forts et ils commencent à mieux comprendre les nôtres. Il faut s'adapter et je suis plutôt doué pour ça.» Auteur de 8 buts et 5 passes décisives, Rowe a effectivement réussi son rebond en Serie A.
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