SOMMAIRE :
1/6. Les clubs français en Europe : qui mérite vraiment sa réputation ?
2/6. Reims, premier rêve européen
3/6. L'Europe vote Vert
4/6. L'OM, la consécration suprême (publication le 3 juin)
5/6. L'OL, l'empire de la constance (publication le 4 juin)
6/6. Le PSG, révolution et obsession du Graal (publication le 4 juin)
Au classement rétroactif des coefficients UEFA, l'AS Saint-Étienne s'impose comme le club français de référence dès le milieu des années 1970, pour ne céder son trône qu'au tournant des années 1990. Une longévité remarquable, bâtie sur une régularité européenne que peu d'équipes hexagonales avaient su égaler.
Là où Reims avait brillé par éclairs, l'ASSE a construit pierre après pierre son coefficient, profitant aussi d'une valorisation progressivement plus favorable des performances européennes.
C'est carré, même un peu trop
Bien sûr, l'image qui reste est celle de 1976. Cette année-là, les Verts atteignent la finale de la Coupe des clubs champions, au terme d'un parcours marquant : élimination du Dynamo Kiev ou encore du PSV Eindhoven, avec le soutien d'une ferveur populaire inédite. En finale, à Glasgow, ils s'inclinent face au Bayern Munich (0-1), dans un match resté célèbre pour ses fameux poteaux carrés. Comme Reims vingt ans plus tôt, Saint-Étienne est passé tout près d'inscrire son nom au palmarès.
Sur cette seule campagne de 1975-1976, l'ASSE cumule un total de points (16) qui, là encore, paraît modeste au regard des standards actuels. Mais c'est bien l'ensemble de la décennie qui fait la différence : des quarts de finale, des demi-finales (notamment en 1975), et des parcours réguliers qui, cumulés, permettent au club de creuser un écart durable avec ses concurrents français.
Une empreinte durable
Au total, selon la reconstitution rétroactive, Saint-Étienne a amassé l'essentiel de son coefficient européen entre la fin des années 1960 et le début des années 1980. Contrairement au Stade de Reims, dont le total reposait presque exclusivement sur deux campagnes majeures, celui des Verts reflète une présence continue au plus haut niveau. C'est cette constance qui explique pourquoi l'ASSE est restée si longtemps en tête du football français en Europe.
Puis, progressivement, la dynamique s'est essoufflée. Moins performant à partir des années 1980, le club voit son avance fondre face à l'émergence de nouvelles places fortes hexagonales. Mais l'héritage demeure : pendant près de deux décennies, l'AS Saint-Étienne a incarné à elle seule les ambitions européennes du football français, transformant l'essai rémois en véritable référence continentale. Néanmoins, c'est l'Olympique de Marseille qui connaîtra le vrai premier triomphe européen pour un club tricolore.
Clubs qui ont aussi marqué cette époque : le FC Nantes. Le football français peine à trouver une seconde locomotive sur la scène européenne, mais, régulièrement présents sur la scène européenne dans les années 1970 et 1980, les Canaris accumulent les petites épopées en Coupe des clubs champions (C1), Coupe des coupes (C2) - dont ils atteignent les demi-finales en 1980 - et Coupe UEFA (C3). Puis, pêle-mêle : Sochaux atteint les demi-finales de la C3 en 1981, Bordeaux arrive en demies de C1 en 1985 et en demies de C2 en 1987. On notera aussi l'exploit de Metz face au Barça (2-4, 4-1) en Coupe des Coupes, en 1984.
SOMMAIRE :
1/6. Les clubs français en Europe : qui mérite vraiment sa réputation ?
2/6. Reims, premier rêve européen
3/6. L'Europe vote Vert
4/6. L'OM, la consécration suprême (publication le 3 juin)
5/6. L'OL, l'empire de la constance (publication le 4 juin)
6/6. Le PSG, révolution et obsession du Graal (publication le 4 juin)
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